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Apocalypse now

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce film d’horreur slasher réalisé en 1979 par Francis Ford Coppola (Rusty James), pour un voyage vers l’enfer dans la jungle durant la guerre du Viêt-Nam, pour une adaptation très libre du roman Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad.

Lors de la guerre du Viêt-Nam, les services secrets militaires américains confient au capitaine Benjamin L. Willard la mission de trouver et d’exécuter le colonel Walter E. Kurtz dont les méthodes sont jugées « malsaines ». Celui-ci, établi au-delà de la frontière avec le Cambodge, a pris la tête d’un groupe d’indigènes et mène des opérations contre l’ennemi avec une sauvagerie terrifiante. Au moyen d’un patrouilleur mis à sa disposition, ainsi que de son équipage, Willard doit remonter le fleuve jusqu’au plus profond de la jungle pour éliminer l’officier. Au cours de ce voyage, il découvre, en étudiant le dossier de Kurtz, un homme très différent de l’idée qu’il s’en faisait. Comment cet officier au parcours exemplaire a-t-il pu devenir le fou sanguinaire qu’on lui décrit ?

Film culte s’il en est qui a défrayé son époque à sa sortie par une terrible vision de la guerre du Viêt-Nam, au Congo dans le roman. Plus qu’un film de guerre, il s’agit avant tout d’un drame psychologique dans l’analyse personnelle du réalisateur d’une personnalité démente dans un contexte qui s’y prête. Une analyse critique du comportement de l’armée américaine, mais plus sûrement sur l’évolution d’un homme en particulier, Kurtz, et sur l’ensemble des militaires, dans une situation qui le rend au-delà de la folie avec la perte totale d’humanité dans une sorte de séance de psychanalyse d’un monstre.

L’alcool et la drogue en rajoute une couche supplémentaire. Reste à savoir si cette situation n’est pas plutôt révélatrice du dégénéré qui est déjà tapis en lui, plutôt que la conséquence de la guerre qui engendre des monstres. Un terrible film dans une sorte de comédie comme ce massacre du village, La chevauchée de la Walkyrie à plein pot (Inspirée de Die Deutsche Wochenschau, émission d'actualités cinématographiques de propagande nazie sous le Troisième Reich), pour une séance de surf qui ne se fait finalement pas, dans l’absurdité générale.

Au delà de l’intrigue principale, la mission d’éliminer un des leurs devenu plus sale que la plupart d’entre eux, à peine en fait, le film montre l’horreur de la guerre, les limites insoutenables au regard de la bonne morale, dont n’a pas vraiment le sentiment de la dénonciation. Survole des événements, sans le point de vue des victimes, comme une sorte de film d’horreur qui se délecte d’images fortes et de protagonistes dégénérés.

Conditions de tournage éprouvantes, 16 mois au lieu de 6, entre changement d’acteur Harvey Keitel remplacé au bout de 3 semaines par Martin Sheen qui fait une crise cardiaque, un typhon, des retards qui s’accumulent, des dépenses faramineuses, et Francis Ford Coppola mégalo et parano noyé dans la drogue, l’alcool et les prostituées et adultère avec une payboy et maitresses, ainsi que les interprètes à la ramasse comme Marlon Brando, des blessés, destruction de forêt, de vrais cadavres tirés d’un cimetière, et les bœufs véritablement tués pour rendre plus « réaliste » la scène, ont plongé la réalisation démente dans un borderline total à la limite de la faillite totale que la palme d’or de Cannes à sauvé. La version Redux rajoute deux scènes initialement supprimées, la plantation française et les gogos danseuses, sans doute pas très utiles, ayant pour ma part préférence pour la version cinéma, déjà longue mais plus concise.

Avec Martin Sheen, Marlon Brando et Robert Duvall, Frederic Forrest, Albert Hall, Sam Bottoms et Laurence Fishburne, Dennis Hopper, G. D. Spradlin, Harrison Ford et Jerry Ziesmer, Tom Mason, Bill Graham, les playmates Cynthia Wood, Linda Carpenter et Colleen Camp, Glenn Walken, Jack Thibeau, Damian Leake et Herb Rice, Christian Marquand, Aurore Clément et Michel Pitton, Franck Villard, David Olivier et Chrystel Le Pelletier, Yvon LeSeaux et Robert Julien.

Le film Apocalypse now, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 25 septembre 2019 en 4K UHD Édition Limitée SteelBook Final Cut 4K Ultra HD + Blu-ray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Edition limitée en boîtier métal SteelBook Film restauré en 4K à partir du négatif original (pour les 3 versions) à l’occasion de son 40ème anniversaire Film présenté en VOST uniquement. Contient l’Ultra HD Blu-ray 4K du film en version Final Cut (inédit) en HDR Dolby Vision et HDR10 l’Ultra HD Blu-ray 4K du film en versions Redux (2001) et cinéma (1979) en HDR Dolby Vision et HDR10 le Blu-ray du film en version Final Cut (inédit 2019) le Blu-ray du film en versions Redux (2001) et cinéma (1979) 2 Blu-ray de bonus Bonus vidéo Introduction de Francis Ford Coppola, Blu-ray bonus 1 : entretien de John Milius et Francis Ford Coppola, Conversation avec Martin Sheen et Francis Ford Coppola, Fred Roos : le casting d’Apocalypse Now, Hollow men de TS Eliot par Marlon Brando, L’embarcation aux singes scène inédite, 13 scènes coupées et additionnelles, La destruction du camp de Kurtz), 300 kilomètres de pellicule : le montage d’Apocalypse now, Conférence de presse Cannes 2001 en intégralité, Extrait de la conférence de presse de 1979, Entretien de Claude Berri : sa position face au film en tant que distributeur, La naissance du 5.1, L’hélicoptère fantôme, La musique d’Apocalypse now, Vous avez entendu de bons films récemment ?, Le son d’Apocalypse now, Le mixage final, Apocalypse now hier et aujourd’hui, L’équipage du patrouilleur (Streetgang), La palette de couleurs d’Apocalypse now, Blu-ray bonus 2 : Hearts of darkness : L’apocalypse d’un metteur en scène : documentaire making of (1991) Commentaire audio de Francis Ford et Eleanor Coppola, Sur Hearts of darkness, Discussion entre Francis Ford Coppola et Steven Soderbergh au Festival du Film de Tribeca (inédit), Les coulisses du film : images d’archives inédites en Super 8 (inédit) L’œil de Chas Gerretsen : photographies de tournage (inédit), Apocalypse now : remasteriser la légende, en Dolby Vision® et Dolby Atmos® (inédit), Apocalypse now : quarante ans d’évolution (inédit), La technologie Sensual Sound, par Meyer Sound (inédit).

2 étoiles

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