Par bobmorane75
Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce bon western réalisé en 1959 par Melvin Frank (La duchesse et le truand), pour une plongé dans le monde de brigands et profiteurs de geurre, dans une vision lucide, sensible et subtile.

Marqué au fer rouge par la guerre contre le Mexique, Cam Bleeker s’évade de prison pour rejoindre la ferme où l’attendrait sa femme. Quand il y parvient, sérieusement blessé, il découvre que celle-ci est morte, et que les lieux sont désormais habités par une jeune veuve française Jeanne Dubois et ses deux enfants, Marthe et Paul. Si Sam entreprend de s’établir auprès d’eux, les autorités le rattrapent. Le gouverneur lui propose un marché. Capturer le hors-la-loi Luke Darcy en échange de sa liberté, et lui révèle qu’il était l’amant de sa femme. Cam part avec l’esprit de vengeance, mais découvre un homme aussi tueur que charismatique, et succombe bientôt à son envoûtement, jusqu’à l’erreur de mettre en danger Jeanne et ses enfants.

Un bon western entre d’actions et manipulation d’une sorte de gourou maléfique qui envoûte jusqu’à son pire ennemie chargé de se venger d’avoir séduit sa femme qui pour une fois est une bonne morale. Celle-ci esseulée, tombée amoureuse n’est pas l’opprobre, quand l’amant est un fieffé Don Juan sans cœur. Un récit qui narre bien une situation confuse d’une guerre dans laquelle tous les profiteurs tentent de tirer partie pour leur compte. Les deux camps en guerre totale aux crimes contre l’humanité, et les gangsters d’avant guerre sans plus ni foi ni loi de tous bords et surtout pour piller et tuer sans vergogne.

Et une romance avec une belle jeune veuve migrante française sans plus de scrupule de reprendre une ferme et des terres volées aux amérindiens en cours d’éradication, en pause de guerre civile et de sécession. J’ai beaucoup aimé cette vision qui évite la dualité manichéenne dont le genre nous gratifie souvent, entre bons et méchants, entre femme adultère et mari intègre. Plus nuancé, plus subtile, personne ne sort indemne dans cette narration, tant tous ont leur part d’ombre et de contradiction, plus détestables que sympathiques.

De fait, les Jayhawkers, selon le titre original, où plus rarement les Red legs (pantalons rouges), était le surnom attribué aux gangsters qui sévissaient au Kansas et au Missouri, avant et pendant la guerre de sécession. Il désignait aussi des soldats sudistes qui continuèrent la guerre. En fait, des bandes de pillards et de tueurs, aussi bien pour la cause esclavagiste que les abolitionnistes. Ainsi, Buffalo Bill en fit parti avant d’intégrer un régiment sudiste. Le terme a survécu jusqu'à nos jours pour désigner les habitants du Kansas.
En cette période de confinement pour cause de Covid-19, magasins fermés, le film est disponible sur le site de Sidonis Calysta dans son opération spéciale « Aidez les soignants », Sidonis-Calysta va reverser 1 € par produit acheté à :


Avec les excellents Jeff Chandler (Escale à Tokyo), Fess Parker et Nicole Maurey (Blondine), Henry Silva, Herbert Rudley, Frank DeKova et Don Megowan, Leo Gordon, les jeunes Shari Lee Bernath et Jimmy Carter, Renata Vanni, Berel Firestone, Al Wyatt Sr. et Charles Bail et Ned Glass, Richard Shannon, Barbara Knudson et Max Power, Joseph Forte, Tony Regan, Howard Joslin et John Wiles Rice.
Le film Violence au Kansas de la collection Westerns de légende, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 25 janvier 2020 Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, présentation du film par Patrick Brion, un documentaire.


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