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Journal intime - Napló gyermekeimnek

Un très grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique hongroise sortie en 1984, réalisée par Márta Mészáros, pour une trilogie plus personnelle en partie sur sa biographie.

Ayant perdu père et mère en Russie, pendant les purges de Staline, la jeune Juli Kovács revient en Hongrie, accompagnée de ses grands-parents. La famille est hébergée chez Magda Egri, femme célibataire qui occupe une position de pouvoir au sein du régime en place. À l’écart du monde extérieur, Juli se sent de plus en plus opprimée par Magda et par l’atmosphère qui règne à la maison. Se réfugiant dans ses souvenirs d’enfance et dans le cinéma, elle finit par entrer en contact avec son cousin János, jeune ingénieur qui représentera sa seule issue pour sortir de ce monde où elle est enfermée.

Journal à mes enfants. Avec ce film, la réalisatrice entamait une trilogie, (en fait, une une quadrilogie avec Kisvilma terre d'espérance -Kisvilma – Az utolsó napló- Petite Wilma - Le dernier journal), sorti en 2000, dans lequel Márta Mészáros retournait sur les lieux de son enfance au Kirghizistan, à priori non édité, et mériterait de découvrir pour conclure. Avec ce film, la réalisatrice évoque sa vie. Orpheline de mère décédée du typhus, et de père communiste assassiné par les soviétiques, Márta et ses sœurs jumelles, a été adopté par une apparatchik du parti communiste hongrois.

Márta Mészáros commence son récit avec cette adolescente arrivant d’une république soviétique chez cette mère adoptive, une commandante politique au service du pouvoir communiste en supplétive de Moscou. Un choc pour la jeune fille, confronté à la violence policière même au sein de cette riche propriété où la paranoïa est à fleur de peau. Vivant dans l’opulence, quand le peuple hongrois s’échine à produire pour le politburo russe. Cependant que Juli découvre l’hypocrisie régnant avec l’anticapitalisme de la classe dirigeante tout en achetant des produits de luxe occidentaux.

Éprise de liberté, elle n’aspire qu’à fuir cette prison dorée, lui valant violences morales et physiques..avec ce narratif, c’est une ambiance oppressante à l’image du peuple qui nous nous plonge dans un monde de la dictature répressive. Un voyage dans le temps, entre le présent des fin des années quarante à cinquante, et le témoignage de Juli sur ses parents. Comme à son habitude, la réalisatrice procède par touches successives avec sensibilité et subtiulité, émotions et … les images d’archives illusterent la propagande communiste avec l’anniversaire de Sytaline, le petit père des peuples, et la production des héros ouvriers, dont il s’avèrera qu’ils étaient de l’intox, pour produire plus à bas prix, au profit de la Russie.

Avec Zsuzsa Czinkóczi, Anna Polony, Jan Nowicki et Mari Szemes, Pál Zolnay, Ildikó Bánsági, Éva Szabó et Tamás Tóth, Éva Almássy Albert, György Bõsze, Kati Bus, Cedengijn Zorigt et Péter Czibulás, György ifj. Gonda, Éva Gyulányi, Alíz Halda, Antal Horváth et Eszter Horváth, László Horváth, Gyula Kéry, Attila Kaszás, Lajos Kránitz, Gábor Markaly et Kati Marton, György Miklósy, Gyöngyi Polónyi, Nándor Rékai, Ödön Rubold, Kati Sir, Imre Surányi, György Tézli et Valéria Wágner.

Ma saine curiosité m’a mené à découvrir une partie de l’œuvre de Márta Mészáros, réalisatrice hongroise, avec : Cati (1968), Marie (1969), La belle et le vagabond (1970), Le vent de la liberté (1973), Adoption (1975), Neuf mois (1976), Elles deux, Journal intime (1984), Journal à mes amours (1987), Journal pour mon père et pour ma mère (1990).

Le film Journal intime, distribué par Doriane Films, est disponible en SVOD, VOD, DVD et Blu-ray version restaurée 4K dans les meilleurs bacs et en ligne ligne depuis le 26 février 2021. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français. Dans les suppléments, Émission France 3 avec Márta Mészáros (1984), Le dernier discours de János Kádár (2006), documentaire d’andrás Solyóm

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