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Contes pigmentés

 

Un grand merci à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir ces films animés, sortis entre 1991 et 2006, réalisés par Florence Miailhe, pour des émotions et prises de consciences, tant dans la beauté graphique que narrative.

 

César du meilleur court-métrage 2002, Mention spéciale au Festival de Cannes 2006, nombreux prix dans le monde entier, les films de Florence Miailhe n’en finissent plus de susciter admiration et enthousiasme. Reconnaissables entre tous, ils sont un vrai enchantement pour les yeux : mouvants, colorés, sensuels et mêlent avec bonheur animation et peinture.

 

Hammam (1991).

Deux jeunes filles se rendant pour la première fois au hammam. Elles nous guident et nous perdent dans un dédale de bains de vapeur, de massages, de douches, de bassins et de fontaines entre femmes de tous âges et toutes conditions en osmose.

Avec les voix en fond sonore de Saïda Ennouali et Ziana Boukhtouche, Sylvie Cornet et Anne Gaussens, Anne-Marie Iane et Stine Lolk, Dominique Mellinger, Natalie Perrey et Tilla Rudel.

 

Shéhérazade (1995), d’après le recueil de contes persans Hezar afsana « Mille contes » d’Al-Masudi en 926, traduit en arabe Alf jayla « Mille nuits », et traduit en français en 1704 par Antoine Galland, « Les mille et une nuits ».

Ce film raconte la légende inaugurale des Mille et une nuits. Ayant découvert, grâce à son frère Schahzaman, l'infidélité de son épouse, le sultan Schahriar sombre dans la démence. Ni le sacre des amants dans les jardins du palais, théâtre de leurs ébats, ni la découverte d'un génie encore plus infortuné, ni sa décision d'épouser, puis de faire mettre à mort une jeune fille chaque nuit, ne comblent sa soif de vengeance. Seul le stratagème de Schéhérazade et de sa sœur Dinarzade calmera sa folie destructrice.

Avec les voix de Agathe Chouchan.

 

Au premier dimanche d’août (2002).

Le soir de son bal d'été, tout le village est au rendez-vous. De la tombée du jour à l'aube, la musique déploie ses rocks et ses tangos, ses slows et ses valses. La nuit révèle les couples de danseurs jeunes ou vieux, les amours naissantes, les timides, les buveurs, les bagarreurs, les enfants qui rient et courent partout.

 

Les oiseaux blancs, les oiseaux noirs (2003).

Une parabole sur le bien et le mal inspirée par un conte africain. Les oiseaux blancs symbolisent les bonnes pensées et les bonnes paroles, alors que les oiseaux noirs représentent les mauvaises pensées et les mauvaises paroles. L'homme qui envoie des oiseaux blancs aux autres recevra des bonnes pensées en retour, au contraire des oiseaux noirs qui attirent le mauvais.

Avec la voix de Muhammad Camara.

 

Conte de quartier (2006).

Sept personnages principaux, vivent une journée mouvementée dans un quartier en rénovation, situé au bord du fleuve. Ici, on se croise sans se voir. Une poupée passe de main en main. Les rencontres viennent plus tard, à l'occasion d'un accident, au cours duquel le monde se retrouve dans une farandole, où chacun poursuit son but particulier. Tous ces buts sont différents, mais les chemins convergent et finalement s'emmêlent.

 

Matières à rêver (2009).

Trouver matière à fantasmer dans la manière même de peindre. Matières à rêver s’improvise, comme on peut improviser en amour, en fonction de sa fantaisie, de son partenaire, du temps qu’il fait, du lieu.

 

En bonus :

La première fois (2008).

Florence Miailhe, relate avec humour la réalisation de son premier court-métrage, Hammam, et premières projections au publique aux réactions selon qu’entre femmes ou en famille, révélant l’impact de son œuvre et les mentalités des femmes plus saines que les hommes plus hypocruites dans la pression sociétale.

 

Un très beau panel de l’œuvre de la réalisatrice Florence Miailhe, -dont Papillon étant déjà très marquant-, avec ces courts-métrages, nous est proposé. Il révèle le talent reconnu, tant dans son trait, son style, ses formes et couleurs, dans sa mise en scène et son univers tout en subtilité. Une vision féministe, érotique et universelle. Du hammam dans la vapeur des femmes nues en confidences, massages et détente, à l’horreur de féminicides effroyables d’un conte horrifique où un monstre abuse chaque nuit d’une pucelle pour la faire assassiner au matin comme hélas tant de Schahriar assassinent compagnes ou ex épouses qu’aucunes suppliques en contes ne saurait les calmer. Un bal de village, plus léger, aux rythmes musicaux variés en ambiance festive où l’amour ou plus se dégage en érotisme dansant. J’aime beaucoup le style dans son graphisme évanescent d’une beauté originale dans dans son trait que son animation, que dans ses narrations empruntes de gravité colorée aussi légères que dramatiques. Aucune ne laisse indiférente, au plaisir de revoir et d’admirer comme de s’émouvoir.

Le films animés Contes pigmentés, distribué par Capuseen, sont disponibles en SVOD, VOD et DVD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le 29 mars 2010. Dans les suppléments, Court-métrage inédit de la réalisatrice : Matières à rêver (émission diffusée sur Arte - 2008).

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