Par bobmorane75
Un grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir ce film dramatique hongrois, sorti en 1964, réalisés par Miklós Jancsó,dans une solitude de l'absurdité humaine d'une détention à ciel ouvert en plein désert de campagne hongroise
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Printemps 1945. A la fin de la guerre, József (Joska), un jeune soldat hongrois, est fait prisonnier par des soldats soviétiques. Il essaie, en vain de s’enfuir pour regagner sa terre natale. Il est envoyé dans une ferme isolée afin d’aider Kolya, un jeune soldat russe à collecter du lait pour l’armée. La solitude dans laquelle ils se trouvent, fait naître entre eux un sentiment de solidarité et une amitié.
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Igy jöttem - Voici comment je suis arrivé. Dans un de ses premiers films de fiction, après des documentaires, Miklós Jancsó, abordait un point central de la fin de la guerre, avec les exactions communistes de la Russie sur son empire tsariste. Le réalisateur imposait également son style, tant dans le mouvement chorégraphique, dans ses plans que dans la narration. Un temps marxiste, la réalité de l’occupation militaro-politique russe après le siège de Budapest, devait changer son point de vu. En 1945, près de sept-cent-mille hongrois dont deux-cent-mille civils ont été fait prisonniers et déportés en travail forcé par l’armée rouge. Plus de deux-cent-mille ont été péri.
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À travers ce récit, Jancsó nous conte une amitié entre un jeune prisonnier hongrois et son geôlier russe, tous deux astreint à la collecte de lait, pillé à des paysans locaux. Sur des images grandisoses du paysage hongrois, dans un calme troublant, l’angoisse ne nous quitte jamais, face au contacte et à l’étrange lien qui se tisse de part en d’autre des jeunes hommes. ainsi, ennimis mortels la veille, amis indéfectibles aujourd’hui, la stupidité de la guerre, manipulé par des chefs fous de tous bords, démontre la nature humaine contradictoire, sans se comprendre de leurs langues. Une profonde solitude règne tout du long du récit dans un huis clos à ciel ouvert, dans un abandon hgénéral et dans le mépris. La vie de chacun ne vaut pas celle du chien.
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Avec András Kozák et Sergey Nikonenko, Béla Barsi, Jurij Bodovszkij, Viktor Chekmaryov et Sándor Csikós, Mari Csomós, László Csurka et Ferenc Dávid Kiss, Zoltán Gera, János Görbe et Árpád Gyenge, Katalin Gyöngyössy et Tibor Haraszin, János Harkányi, Ferenc Horváth et László Horváth, Vilmos Izsóf, Ilona Kállay, Péter Karikás et János Koltai, János Körmendi, János Krasznai et József Madaras, Judit Meszléry, Tibor Molnár et Lajos Öze, Ida Siménfalvy, Sándor Siménfalvy et Bertalan Solti, Ernõ Szénási, Gyula Szersén et Tibor Szilágyi, Ivan Szolovjev, Endre Tallós et Lajos Tándor.
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Une grande partie de l’œuvre de Miklós Jancsó est disponible chez Clavis Films : Cantate (1963), Mon chemin (1965), Les sans-espoirs (1966), La saison des monstres (1967), Rouge et blanc (1967), Silence et cri (1968), Sirocco d’hiver (1969), Agnus dei (1971), Psaume rouge (1972), Pour Electre (1974), Le cœur du tyran (1981).
Le film Mon chemin, distribué par Clavis Films, ainsi que Capuseen, Version restaurée, disponible DVD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le 31 mars 2016. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français. Dans les suppléments, Courts métrages de Miklós Jancsó : Huitième 1er mai libre (), L’automne à Badacsony -Ösz Badacsonyban- (1954), Qui êtes-vous Miklós Jancsó ? par Emilie Cauquy réalisé par La Cinémathèque Française, Diaporama de photos.
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