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Pour Electre - Szerelmem, Elektra

Un grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique hongroise, sortie en 1974, réalisée par Miklós Jancsó, d'après la pièce de théâtre de László Gyurkó, inspirée de la mythologie grecque Laodicé, sur la vengeance du meurtre du roi Agammemnon à son retour victorieux sur la citée de Troie.

Egisthe le tyran fit célébrer par son peuple le quinzième anniversaire de son règne. Il y a exactement quinze ans qu’il a tué son frère adoptif Agamemnon et qu’il s’est emparé de son royaume. Au cours des festivités, on a la possibilité de dire la vérité, mais seule Electre, la fille d’Agamemnon s’en sert. Elle proclame, en face d’Egisthe les crimes de celui-ci, et déclare que son frère Oreste, viendra se venger. Un messager, venu de loin, apporte la nouvelle qu’Oreste est mort. Dans sa colère, Electre poignarde le messager qui ne meurt pourtant pas et Electre reconnaît son frère. Tous deux triomphent du tyran, mais après la victoire, ils se heurtent. Electre choisit une impitoyable vengeance, mais Oreste voit une autre voie pour arriver à leur but commun, à la réalisation de l’empire de la liberté.

Nous avons tous en mémoire nos lesctures passionnées de ce rame de l’antiquité. En gros, Électre fille d'Agamemnon, roi de Mycènes, et de Clytemnestre, était la sœur d’Oreste, d’Iphigénie et de Chrysothémis. Lors du retour vainqueur de la guerre de Troie, est assassiné par Égisthe, l’amant de sa femme. Avec sa sœur Électre, Oreste assassine sa mère et son amant. Rongé de remords, il est alors poursuivi par les Érinyes, déesses vouées à punir tout manquement à la piété filiale. Électre, quant à elle, n’est pas inquiétée.

Une magnifique adaptation dans le style théâtrale de ballet à ciel ouvert, dans laquelle, dansent hommes, femmes et enfants, cavalent chevaux et divers animaux, sur une mise en scène à applaudir sans cesse d’audaces et de culots, aux sons traditionnels et modernes, comme les danses folkloriques, saute-mouton comme univers de cirque... Ça va en tous sens, centré sur la protagoniste principale dans un récit sur l’appât du pouvoir et la morale politique, sur la vengeance et le destin. Il se dégage une ambiance insolente de tous les talents de chacun dans un foisonnement de couleurs, de formes et de matières. Des drapés et des nus, des mouvements anciens et modernes, donnant une intemporalité au récit qui peut se calquer de nos jours en tous lieux et toutes époques, sur des symboliques fortes. Une vengeance dans un cercle familiale au Nom du peuple (Laodicé "peuple juste"), sans qu'on lui demande son avis.

Avec Mari Töröcsik, György Cserhalmi et József Madaras et Lajos Balázsovits, Gabi Jobba, Mária Bajcsay et Tamás Cseh, Balázs Galkó, Tamás Jordán, László Pelsöczy, Zsolt Körtvélyessy, Iván Szendrõ et Frantisek Velecký, József Bige, Balázs Tardy, György Delianisz et János Lovas, Sándor Lovas, Csaba Oszkay, János Raimann, Tamás Szentjóby, Tomasz Takisz et Gyöngyvér Vigh.

Une grande partie de l’œuvre de Miklós Jancsó est disponible chez Clavis Films : Cantate (1963), Mon chemin (1965), Les sans-espoirs (1966), Rouge et blanc (1967), Silence et cri (1968), Sirocco d’hiver (1969), Agnus dei (1971), Psaume rouge (1972), Pour Electre (1974), Le cœur du tyran (1981), La saison des monstres (1987).

Le film Pour Electre, distribué par Clavis Films, ainsi que Capuseen , Version restarée, disponible DVD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le 23 mars 2015. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français et anglais. Dans les suppléments, Entretien avec le réalisateur Miklós Jancsó (1972), Filmographie de Miklós Jancsó.

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