Par bobmorane75
Un grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique hongroise, sortie en 1963, réalisée par Miklós Jancsó, dans une réflexion philosophique sur le sens de la vie et de la mort, d’un chirgien d’origine paysanne face à la vie citadine effrénée en quête de resourcement.
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Járom Ambrus est un jeune chirurgien à Budapest confronté à une opération compliquée du cœur aec un arrêt cardiaque. En sauvant son patient, il prouve à la fois ses compétences professionnelles, et son courage. Mais Ambrus -entouré d’amis artistes et dans une impasse amoureuse- est en crise et ne trouve plus d’objectifs à sa vie. Il décide alors d’aller se ressourcer dans son village natal, auprès de la figure charismatique de son père. Ilo y retrouve des amis d’enfance, et Etus, sa compagne de jeunesse délassée, mariée et mère de deux enfants.
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Ayant moi-même été sur le billard en décembre pour un infarctus en opération à cœur ouvert avec arrêt cardiaque durant l’opération, mais avec réussite et sans séquelles, j’imagine le mental de mon excellent chirurgien. Une plongée dans le mode de la dépression au ressourcement familiale des valeurs de la campagne. Avec cette intrigue, Miklós Jancsó, s’illustre de l’œuvre de Béla Bartók, Cantata profana en parallèle du retour à la nature. En effet, un roi envoie ses neuf ils à la chasse, se transforment en cerfs, le père les reconnait avant de les abattre. Sa progéniture préfère retourner dans la vie sauvage que de rentrer au palais. C’est tout le sens dans ce narratif, pour ce chirurgien d’origine paysanne, confronté à la vie citadine. Dans la réalisation, nous percevons les prémices du style Jancsó dans les mouvements de la caméra et des protagonistes comme de la thématique sociétale. Retour aux sources pour un chirurgien dépassé par le rythme de la ville, avec ce besoin de se retrouver à la campagne. Un temps déboussolé, la nature, les camarades inscouciants, son ex petite amie et son paternel. S’engage une vision opposant deux mondes avant de prendre conscience des changements personnels et sociétaux à l’image de la Hongrie des années quatre-vingts dans un état létargique sous dictature, entre modernité, soif de liberté et soviétisation collectiviste.
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Avec Zoltán Latinovits, Andor Ajtay et Béla Barsi, Miklós Szakáts, Gyula Bodrogi, Edit Domján et Mária Medgyesi et Gyöngyvér Demjén, István Avar, István Budai, György Györffy, Gyula Horváth et János Koltai, Gyula Kovács, Vilmos Mendelényi, László Pethõ, József Ross, Mária Sívó et Sándor Csoóri, Gyula Hernádi et György Konrád, ainsi que a voix d’archive de Béla Bartók, le compositeur et pianiste.
Une grande partie de l’œuvre de Miklós Jancsó est disponible chez Clavis Films : Cantate (1963), Mon chemin (1965), Les sans-espoirs (1966), La saison des monstres (1967), Rouge et blanc (1967), Silence et cri (1968), Sirocco d’hiver (1969), Agnus dei (1971), Psaume rouge (1972), Pour Electre (1974), Le cœur du tyran (1981).
Le film Cantate, distribué par Clavis Films, ainsi que Capuseen, Version restarée, disponible en DVD, SVOD et VOD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le 23 mars 2007. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français. Dans les suppléments, Qui êtes-vous Miklós Jancsó ? par la cinémathèque française, Jancsó au travail, Derkovits (1958), court-métrage de Miklós Jancsó, Filmographie de Jancsó.
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