Par bobmorane75
Un grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique historique hongroise, sortie en 1966, réalisée par Miklós Jancsó, pour relater la terrible répression autrichienne en paralèle soviétique.
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Budapest, 1869. Après la défaite de la révolution de 1848, le peuple est accablé par un pouvoir impitoyable. Mais une poignée d’insurgés tente de relancer les soulèvements contre l’Empire Austro-hongrois. Suite à une défaite écrasante, les prisonniers se trouvent enfermés dans un fortin où ils sont soupçonnés de faire partie des « sans-espoir », anciens bandits qui ont lutté contre l’autorité des Habsbourg. le comte Gedeon Ráday use de méthodes psychologiques cruelles pour les forcer à trahir leurs compagnons. Leur seule chance de rester en vie : dénoncer leur chef Sándor Rózsa.
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L’histoire ge la Hongrie, comme de nombreux pays, est remplie de guerres, d’occupations et de massacres. Véritable brassage de peuples, des celtes d’origine, les romains, les huns les slaves, jusqu’aux magyares, un peuple nomade venu de Finlande, Estonie, Suède… Il faut l’attendre l’an 1000 pour que le pays se constitue en royaume avec Árpád et convertisse le peuple au catholicisme. Entre occupations par les romains, et les mongols en soubresauts, le pays est pris par les turcs musulmans jusqu’en 1699 avant de passer sous le joug autrichien jusqu’en 1918.
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À la suite du traité du Trianon en 1920, le pays esy enfin libre avec la première république de Hongre… et la très longue occupation communiste russe, ses meurtres, ses viols massifs, ses déportations, l’écrasement du soulèvement et sa libération. Avec ce film, Miklós Jancsó, nous entraine lors de cet énième combat contre l’Autriche, et les répressions. Un groupe de prisonniers sont maltraités dans une méthode de torture bien connue de la Gestapo et du NKVD / KGB… comme de tous les systèmes oppressifs des dictatures de tous temps Ainsi, est relaté le sort des Les Sans-espoir surnom donné aux participants de la révolution de 1848. Par la suite, hors-la-loi, bandits de grands chemins, ils ont été pourchassés sans pitié. Nous retrouvons lz style du réalisateur, avec ses plans large et ses mouvements en chorégraphies bouleversantes, donnant cette impressions décalées face au cadre statique. Une terrible confrontation entre le comte et le bandit, deux monstres assassins sans limite, loin de héros, condamné à la prison à vie.
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Avec János Görbe, Zoltán Latinovits, Tibor Molnár et Gábor Agárdi, András Kozá, Béla Barsi, József Madaras et János Koltai, István Avar, Lajos Öze, Rudolf Somogyvári et Attila Nagy, Zoltán Basilides, György Bárdy, Zsigmond Fülöp, László Csurka et László György, József Horváth, László Horváth, Jácint Juhász, József Kautzky, József Konrád et Ida Siménfalvy, Sándor Siménfalvy, Lörinc G. Szabó, Gyula Szersén, Tibor Szilágyi et Endre Tallós.
Une grande partie de l’œuvre de Miklós Jancsó est disponible chez Clavis Films : Cantate (1963), Mon chemin (1965), Les sans-espoirs (1966), Rouge et blanc (1967), Silence et cri (1968), Sirocco d’hiver (1969), Agnus dei (1971), Psaume rouge (1972), Pour Electre (1974), Le cœur du tyran (1981), La saison des monstres (1987).
Le film Les sans-espoir, distribué par Clavis Films, ainsi que Capuseen, Version restarée, disponible DVD, SVOD et VOD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le 15 avril 2006. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français et anglais. Dans les suppléments, Entretien avec le réalisateur Miklós Jancsó (1972), Filmographie de Miklós Jancsó.
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