Par bobmorane75
Un grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique hongroise, sortie en 1981, réalisée par Miklós Jancsó, pour une intrigue de cour royale dans une lutte de pouvoir entre saltimbanques, danses et chants.
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Au cœur de la Hongrie du XVème siècle, le fils du roi, âgé de seulement deux ans, le prince Gáspár est envoyé en Italie. Devenu adulte, il revient au château de son père, accompagné par une troupe de comédiens italiens. Grâce à son ami Filippo, il découvre que son père est mort dans des circonstances mystérieuses, sa mère a perdu la raison et son oncle a pris le pouvoir. L’Archevêque, ancien ami du roi, cherche à mettre le jeune homme de son côté. Gáspár perd ses repères au milieu de ces intrigues sophistiquées et complexes. Il se rendra compte du mécanisme tyrannique dont il a été victime.
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Le cœur du tyran ou Boccaccio en Hongrie. Comme à son habiture, Miklós Jancsó réalisait avec son style si marquant, une mise en scène à la chorégraphie poussée au paroxisme. Dans un format huis clos théâtrale, son ballet de danse et chant, le conte, non de fée, mais médiéval, se joue et se dénoue dans une sphère royale délétère. Complots, rivalités, manipulations, meurtres, le roi estmort, vive… quel nouveau roi ? Le fils légiyime ? L’oncle ? Et pourquoi pas l’épouse accisée de tous les torts ? Est-ce qu’un tyran possède un cœur ? La réponse est dans la question. Si la réalisation est belle et maîtisée, il est toujours malaisant de dénuder de jeunes femmes, sans intérêt pour la narration, sans réciprocité de parité, entourées d’hommes en position de prédateurs aux peropos sexistes, devaient déjà mal sonner dans nos oreilles. L’intrigue trouve écho en nombre de symbolismes, dix ans anas la libération de la Hongrie d’un politburo déstainisé mais toujours en place pour une même tyrannie.
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Avec Teresa Ann Savoy, László Gálffi et József Madaras, Ninetto Davoli, László Márkus et Géza D. Hegedüs, György Cserhalmi, Miklós Köllõ et Gábor Dóra, Mihály Csikós, Katalin Dõry et Éva Preisinger, Irén Kispál et Katalin Preisinger-Keller, Géza Melczer-Lukács, Anikó Sáfár et Erzsi Cserhalmi, Andrea Buza, László Horváth et Kálmán Nemes, Zoltán Papp, Anna Ungai et Mátyás Usztics.
Une grande partie de l’œuvre de Miklós Jancsó est disponible chez Clavis Films : Cantate (1963), Mon chemin (1965), Les sans-espoir (1966), Rouge et blanc (1967), Silence et cri (1968), Sirocco d’hiver (1969), Agnus dei (1971), Psaume rouge (1972), Pour Electre (1974), Le cœur du tyran (1981), La saison des monstres (1987).
Le film Le cœur du tyran, distribué par Clavis Films, ainsi que Capuseen, Version restaurée 4K, disponible DVD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le 31 mars 2016. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français et anglais. Dans les suppléments, Qui êtes-vous Miklós Jancsó, en dix minutes, par Emilie Cauquy, réalisé par La Cinémathèque française, Filmographie, Entretien avec Miklós Jancsó et Tamás Banovich (chef décorateur), Présence - Jelenlét (1965), court-métrage inédit de Miklós Jancsó.
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