Par bobmorane75
Un grand merci à Clavis Films et à Doriane Films pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique musicale hongroise, sortie en 1972, réalisée par Miklós Jancsó, pour une illustration de la parole politique dominant alors la Hongrie, avec un air de musique et de facétie.
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Au XIXème siècle, dans le sud-est de la Hongrie, des ouvriers agricoles, las de l’oppression, se révoltent contre leurs seigneurs et attendent la réponse à leurs revendications. Le régisseur du domaine essaie de les tenter avec de la nourriture, les gendarmes les menacent, en vain. Toutes les formes de pouvoir et leurs représentants (le comte lui-même, l’armée, le clergé), vont intervenir successivement et échouer. Au moment où la tension est la plus forte, la révolte prend un air de fête : les paysans dansent et chantent autour de l’arbre de mai, symbole de la fécondité et du printemps. De nouveaux chants naissent : les psaumes rouges.
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Comme dirait Coluche, d’après écrivain Henri Jeanson, « Le capitalisme c’est l’exploitation de l’home par l’homme. le communisime c’est le contraire ». En effet, dans cette très belle chorégraphie comme Miklós Jancsó savait si bien mettre en scène, se révélait aussi comique. Ainsi, des paysans hongrois, sur l’air de la Marseillaise et de la Carmagnole, affichait ses aspirations communistes, en critiquant le capitalisme, les riches possédants contre les pauvres exploités. Ce ce que faisaient les communistes, possédants, exploitant les pauvres jusqu’à l’esclavage dans les goulags. Film champêtre s’il en est, avec des danses folkloriques hongroises, comme on a pu adlirer dans Pour Electre. On suit le narratif avec amusement du discours. Comme à son style reconnaissable entre tous, la réalisation nous entraine dans un tourbillon de mouvemments, de danses et de chants jusqu’au lassacre du peuple par l’armée. De jolies jeunes femmes sont une fois de plus dénudées -jamais les hommes en parité- dans une vision sacrificielle en prostitution. Comédie dramatique nous happe dans la folle farandole. Une grande époque aussi, où l’on mettait des centaines de figurants.
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Avec Andrea Drahota, Gyöngyi Bürös et Erzsi Cserhalmi , Mari Csomós et Ilona Gurnik, Éva Spányik, Zsuzsa Ferdinándy, József Madaras et Lajos Balázsovits, Tibor Orbán, Jácint Juhász et András Bálint, Bertalan Solti, Tibor Molnár, János Koltai et István Bujtor, Gábor Kiss et Péter Haumann, František Velecký, Márk Zala et Elemér Ragályi, Gyula Piroth et László Csurka, András Szigeti, Iván Szendrõ, Andrea Ajtony et András Ambrus, György Cserhalmi, Mária Dudás et Lajos Fazekas, Géza Ferdinándy, Gáspár Ferdinándy, György ifj. Gonda et Frigyes Gödrös, Béla Halmos, Pál Hetényi, Levente Hidvégi, László Horváth, Pál Keresztes et Anna Koós, Erzsébet Kopácsi, Azucena Rodríguez et Ágnes Lipták, Ágnes Music, Zsuzsa Fábri et Tünde Terényi.
Une grande partie de l’œuvre de Miklós Jancsó est disponible chez Clavis Films : Cantate (1963), Mon chemin (1965), Les sans-espoir (1966), Rouge et blanc (1967), Silence et cri (1968), Sirocco d’hiver (1969), Agnus dei (1971), Psaume rouge (1972), Pour Electre (1974), Le cœur du tyran (1981), La saison des monstres (1987).
Le film Psaume rouge distribué par Clavis Films, ainsi que Capuseen, Version restaurée, disponible DVD, SVOD et VOD dans les meilleurs bacs et en ligne depuis le avril 2006. Il est proposé en version originale hongroise sous-titrée français. Dans les suppléments, Moisson dans la coopérative Dózsa – Arat az orosházi 'Dózsa' (1953), court-métrage de Miklós Jancsó (inédit), Entretien avec Gérard Mordillat, Entretien avec Miklós Jancsó à Cannes en 1972, Qui êtes-vous Miklós Jancsó, en dix minutes, par Emilie Couquy réalisé par La Cinémathèque Française, Diaporama des affiches des films de Miklós Jancsó, Filmographie.
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