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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:02

Second long métrage dOunie Lecomte, dans une narration lancinante de quête de mère et enfant abandonné sous X, et de la recherche de soit et des autres, dans des révélations et surprises étonnantes, sur une tonalité frisant la platitude soporifique sur un thème douloureux pourtant émouvant.

Afficher l'image d'origineAvec son jeune fils Noé, tout juste arrivée dans la ville de Dunkerque, Elisa travail à l’hôpital en tant que kinésithérapeute. Née sous X, elle mène des recherches depuis plusieurs mois pour retrouver sa mère biologique. Connaitre cette femme, et peut-être le père dont des origines qui ressortent chez son fils donnent une piste, Elisa mène son enquête jusqu’à ce que le hasard lui apporte des réponses inattendues.

Afficher l'image d'origineUn film qui a d’indéniables qualités narratives et une mise en scène soignée, mais dont le hasard est en l’occurrence tellement énorme que plus encore inimaginable de manque de crédibilité. Raisonnement cartésien de ma part, qui occulte le centre d’intérêt principal du récit, mais qui me gène aux entournures. Rien que la ville intramuros, c’est plus de 90 000 habitants, autant dire que toutes les combinaisons pour un tel scénario tient du miracle. Il n’empêche, la force du film est bien évidemment ailleurs, avec une ambiance glaciale, des protagonistes aussi peu sympathiques et troublés que pAfficher l'image d'origineossible par leurs souffrances. Je regrette l’excessivité de la lenteur du rythme et de la quasi inexpressivité des protagonistes, sauf du gamin, véritable tête à claque qui énerve à souhait. Sans m’ennuyer vraiment, j’ai plutôt trépigné d’impatience du manque d’accélération, d’autant que très vite nous avons compris les tenants et aboutissants d’une telle histoire et la fin terriblement prévisible. En fait, ce film manque de souffle mais gagne en humanité.

Afficher l'image d'origineThème éminemment douloureux pour de nombreuses personnes nées sous X, on devine toutes les incertitudes et questions angoissantes qui peuvent traumatiser une vie à retourner sans cette toutes les raisons de leur abandon, de leurs origines, des refus de les rencontrer. Un système d’abandon légalisé par le régime de Pétain pour protéger, à l’époque les femmes ayant eu des enfants pendant que les maris étaient camps de prisonniers. Nous n’en sommes plus là depuis 70 ans… et pourtant, ce sont encore entre 500 et 600 enfants qui sont abandonnés chaque année en France, et confiés à l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Ainsi, ils sont environ 500.000 enfants qui sont nés sous X depuis 1941.

Afficher l'image d'origineAvec un casting sympathique, dans lequel Céline Sallette (La French) tire son épingle du jeu, face à Anne Benoit (Je suis un soldat) convaincante, si le jeune Elyes Aguis (Asghar Farhadi) ne joue pas vraiment juste, il agace comme il faut. Françoise Lebrun (Trois souvenirs de ma jeunesse) et Louis-Do de Lencquesaing (Taj Mahal) aussurent, de même Pascal Elso, Micha Lescot, ou Catherine Mouchet (Je compte sur vous), convaincants.

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Published by bobmorane75 - dans Films
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