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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 10:13

Un très grand merci à Docks66 pour m’avoir permis de découvrir ce très intéressant documentaire sociétal réalisé en 2013 par Régis Sauder, pour sa troisième réalisation nous longue au cœur d’une ville sinistrée.

À la faveur des élections qui ont données le Front Nationale à un score inégalée dans sa ville natale de Forbach, Régis Sauder revient en 2014 après trente ans d’absence dans le pavillon de ses parents. Ayant fuit sa ville réduite à néant avec la fermeture des mines, unique activité économique des lieux, à travers les témoignages des habitants, cherchant dans la mémoire collective, Régis dresse une topographie des lieux, de l’Histoire et du tissus social de sa population souvent de main d’œuvre immigrée, pour tenter de trouver des explications à une situation d’un présent explosif pour futur incertain.

Difficile de comprendre sa ville après l’avoir désertée trente ans durant et d’en découvrir une autre qui ne ressemble plus à celle de son enfance. Ainsi, les mentalités ont changées comme la population et ses caractéristiques. J’ai beaucoup aimé ce documentaire qui révélè un point névralgique d’une situation locale qui se reproduit en fait à l’échelon nationale, mais auussi à toute l’Europe pour les mêmes réactions et constats.

Des questions au phénomène frontiste sur une ville ruinée par la fermeture des mines, désertée de toute vie économique, sociale et culturelle, au profit d’un enfermement communautaire et d’une radicalisation religieuse issue d’une politique migratoire mal canalisée. Ainsi cette violente flagrance dans la différence des témoins, ceux à visage découvert de la génération de Régis Sauder qui parlent d’autant plus à cœur ouvert qu’ils ont fuit la ville aussi, et ceux d’aujourd’hui qui témoignent hors caméra de peur des représailles.

L’explication à la question comment une ville avec autant d’immigrés peut avoir des scores frontistes aussi important se trouve dans un vote exutoire aussi des populations immigrées musulmanes dont la peur du communautarisme religieux salafiste qui s’impose dans leurs quartiers. Un très beau et émouvant documentaire, intelligemment traité avec subtilité et beaucoup de sensibilité sur un terrible présent pour quel avenir ?

Le documentaire Retour à Forbach de Régis Sauder, distribué par Docks66 et sa page Facebook est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 novembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titré français. Dans les suppléments, un entretien avec un entretien avec le réalisateur, ainsi qu’un avec Thierry Paquot, philosophe de l’urbain et président d’Image de ville, un extrait de la séance Film en chantier lors de l’édition 2015 du Festival Image de ville : discussion entre Régis Sauder et Didier Eribon. Un second film de Régis Sauder.

3 étoiles

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 18:26

Un grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis découvrir ce très beau documentaire dramatique réalisé en 2016 par Terrence Malick (Knight of cups), pour revisiter les connaissances de l'univers, de la lace de l'humanité et de son devenir.

A partir de son film The tree of life - l'arbre de vie, le réalisateur Terrence Malick reprend la partie expurgée de la trame de la famille O'Brien, pour nous emmener dans le grand voyage intersidérale à partir du big bang jusqu’à nos jours dans la grande aventure humaine et du miracle de la vie. Avec l’aide du numérique, sur un texte aussi diaphane que mystérieux d’un dialogue interne, se décrit l’évolution incroyable de l’univers et de l’apparition des éléments constitutifs à la vie sur notre petite planète en constante course d’évolution de variété aussi diverses et déterminante à la vie. Mais au-delà, se pose la question du futur de l’humanité et le sens de son existence.

Et de fait, il est clair qu’aucun main divine n’est à l’origine de rien, et qu’il n’y aura plus rien ensuite de notre passage, tant la fragilité de notre venue miraculeuse, qu’à l’expansion constante de l’univers, entre la fin programmée de notre soleil que la supernova que subit notre galaxie, mais avant cela, la surpopulation, la pollution et le manque de respect de la nature vers un réchauffement climatique inarrêtable nous aura fait

disparaitre de nous même avant la résidualisation de tout ce qui nous entoure aujourd’hui. Cependant, à travers ce documentaire et les questionnements qui interpellent, se décrit un monde magnifique avec des images de toute beauté, conté avec une langueur désespérément poétique empreint d’une profonde empathie autant désolante que vivifiante.

Avec la voix de Cate Blanchett, et la participation de Jamal Cavil et Maisha Diatta, Yagazie Emezi, Daryl James Harris et Sebastian Jackson, Abraham Kosgei et Runa Lucienne, Theo Bongani Ndyalvane, Jejuan Plair et Gabi Rojas, Shaun Ross, Mechelle Tunstall, Sanetra Stewart et Blane E. Warrior.

La documentaire Voyage of time : au fil de la vie de Terrence Malick, distribué par France Télévisions Distribution, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 13 septembre 2017. Il est proposé en version originale française sous-titrée français. Dans les suppléments, Effets visuels et photographie du film, un entretien avec Dan Glass, chef des effets spéciaux.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:16

Un grand merci à media9 pour m’avoir fait découvrir ce passionnant documentaire réalisé par Pierre Brouwers (L'épopée des pionniers de l'aviation dans les Caraïbes), journaliste et réalisateur de documentaires belge, pour un voyage de découverte au pays du pays du matin calme .

Un beau documentaire qui nous promène à travers le pays entre villes et montagnes, le littorale et l’île de Jeju, à travers deux mille ans d’histoire, d’art et de culture, chants et danses, des religions et politique, et de l’économie traditionnelle et celle à la pointe de la modernité de la Corée du Sud d’hier et d’aujourd’hui. Véritable visite guidée qui donne terriblement envie d’y aller voir de beaucoup plus près

tant la richesse des paysages. En effet, de très belles images nous invitent au voyage et à la découverte, d’assister aux spectacles, d’écouter les chants et les musiques, et de goûter à toutes les spécialités locales, et de parcourir les rues des villes et les chemins de montagne, les temples et jardins. Un pays riche en art et au respect de la nature et de l’écologie.

Un reportage guide touristique sympathique qui évoque bien des thématiques à découvrir au-delà tel le Parc érotique du Jeju Loveland, non évoqué tant la culture artistique du pays est riche et diversifiée. Pour ma part j’ai toujours été attiré par la Corée du Sud à travers son cinéma riche et varié avec sa spécificité à l’image du pays et de sa mentalité. Belle carte postale dont la réalisation sait tirer parti des couleurs et lumières avec un texte pleine d’informations et de conseils avisés.

Le documentaire Corée du Sud : Coutumes au présent de Pierre Brouwers, distribué par Arcadès, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017 en DVD. Dans les suppléments, Démonstration de Taekwondo à Séoul, Musique et traditions en Corée du Sud Shim chung, et scènes de théâtre traditionnel coréen.

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 17:01

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, continue avec Beyond Flamenco (Jota), magnifique documentaire réalisé en 2016 par Carlos Saura, qui après nous avoir enchanté avec les danses et musiques argentines Argentina (Zonda), nous entraine au rythme e la Jota aux influences nombreuses jusqu’au flamenco avec autant de bonheur.

Considérée comme la musique et la danse au cœur de l’Aragon, la Jota est issue de multiples inspirations dans un mélange de cultures, qui serait née au XIIème siècle de la culture arabe, dont Jota signifierait sauter, et qui a vite sait sautiller l’Espagne entière (Aragon, Castille, Navarre, Galicie…) et tous les pays latins, à laquelle chacun l’a imprégné de sa touche locale.

Avec son style habituel, Carlos Saura nous offre une magnifique mise en scène en une vingtaine de tableaux dans lesquels chantent et dansent de nombreux artistes de talent de toutes générations, sur des compositions de tous styles et époques, et aux costumes du plus folklorique à résolument moderne, donnant ainsi à la Jota son intemporalité intergénérationnelle. Une musique aux chants et paroles, de danses et d’instruments de musiques aussi diversifiées (guitares, bandurrias, luths, cornemuses, violons et percussions diverses, et les danseurs souvent munis de castagnettes) et entrainantes dans sa vivacité comme ses langueurs.

J’ai donc découvert avec beaucoup de plaisir les multiples facettes d’une musique qui a tant d’influence et qui pourtant m’était si peu connu et m’a transporté. D’autant que la mise en scène est une fois de plus magnifique d’élégance, de variété de couleurs, formes et matières, et d’ingéniosité pour animer chaque tableau en autant de scène de théâtre, opéra, cours de danse, évocation historique ou de cabaret,

autant de possibilité pour nous inviter à la danse et aux chants selon les rythmes et les variantes régionales de la Jota qui se distingue des autres chants et danses hispaniques. Un grand moment de plaisir partagé que nous offre le réalisateur sur la culture musicale de sa région natale.

Avec Ansó et Enrike Solinís, le duo de Nacho del Rio et Beatriz Bernad, Valeriano Paños, Lorena Palacio et Maria del Carmen Salinas. Miguel Ángel Remiro et Ara Malikian, Juan Manuel Cañizares, un hommage à Pedro Azorín, Paco Rabal et José Antonio Labordeta, María José Hernández et Lahbib Lahmed, Ángel Miguel Berna et Manuela Adamo, Sara Baras et Carlos Núñez, Laura Tajada et Giovanni Sollima, sur les musiques d’Alberto Artigas et Giovanni Sollima.

Le documentaire Beyond Flamenco (Jota) de Carlos Saura, distribué par Epicentre Films et sa page Facebook, est disponible depuis le 27 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français et anglais. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver le top film de danse http://www.cinetrafic.fr/top-film-de-danse ainsi que tous les films http://www.cinetrafic.fr/tous-les-films, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 09:00

Un très grand merci à Chalet pointu pour m’avoir permis de découvrir ce superbe documentaire réalisé 2016, réalisé par Jérôme Bouvier, pour une plongée au cœur du dérèglement climatique et ses conséquences sur la beauté de notre planète sur sa faune e sa flore sous-marine.

Continent gelé de dix neuf millions de Km2, l’Antarctique semblait jusqu’ici protégé des aléas du dérèglement climatique. Mais des signes inquiétants sur la biodiversité et sur le cycle de la glace apparaissent aujourd’hui. Le taux de mortalité des poussins de Manchot Empereur devient de plus en plus inquiétant. Véritable sentinelle des glaces, l’Empereur est au cœur de la mécanique australe et joue le rôle de bio indicateur de ce territoire hors norme.

J’ai été subjugué par ce superbe documentaire, d’autant plus beau qu’émouvant. Sur des images d’une exceptionnelle beauté, Jérôme Bouvier, accompagné des photographes Vincent Munier et Laurent Ballesta, nous met face à une réalité bouleversante de l’inconséquence des hommes qui amènent à ce dérèglement climatique qui touche la faune et la flore avant d’embraser l’humanité. Ainsi, à travers ce voyage dans l’Antarctique à partir de la base française de Dumont d'Urville, il nous fait découvrir 10 ans après La marche de l’empereur de Luc Jacquet,

de la dégradation des lieux pourtant si magiques. Alors que l’on pourrait croire impossible de vie dans ces extrêmes de glace autres que poissons et manchots empereur ou ours polaire, une flore sous-marine d’une exceptionnelle richesse se fait jour sous les yeux ébahis des plongeurs photographes comme pour nous simple spectateurs. Avec une passion insane, Laurent Ballesta plonge à 70 mètres de profondeur pour

découvrir toute cette vie sous-marine extraordinaire de diversité dont on se demande comment il est possible de vivre dans ces extrêmes avec une telle magnificence, tandis que sur la glace, Vincent Munier immortalise la vie terrestre mais surtout les mutations dues au réchauffement climatique et ses terribles conséquences. Un magnifique voyage vers un monde merveilleux, et en danger, dont la voix du narrateur Aurélien Recoing, donne des frissons entre images, texte et son.

Le documentaire Antarctica : Sur les traces de l'empereur, réalisé par Jérôme Bouvier, distribué par Chalet pointu, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 juillet 2017 en DVD. Il est proposé en version originale avec sous-titre anglais. Dans les suppléments, un livret de 16 pages avec photos de Laurent Ballesta et Vincent Munier. Dans le DVD 1 le documentaire, ainsi que le making of du documentaire, et un reportage  Vivre en antarctique, et dans le DVD 2, les bonus Journal de bord, et Les secrets des animaux des glaces.

3 étoiles

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:22

Un grand merci à L'Harmattan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce documentaire réalisé en 2012 par Simon Brook, pour une description du travail de son père, dans une formation dispensée à de jeunes comédiens lors d’un atelier-rencontre, qui révèle l’Art du comédien.

Accompagné du musicien Toshi Tsuchitori, le célèbre metteur en scène de théâtre britannique, Peter Brook, dispense sa formation lors d’une séance d’exercices et d’improvisations dans un atelier-rencontre avec de jeunes comédiens et étudiants de théâtre. A travers diverses thématiques, Peter Brook révèle sa conception et sa méthode de travail, qui a fait de lui l’un des plus grands dans le milieu du théâtre. Ainsi, sur des exercices à priori simples, les jeunes comédiens découvrent le lien entre l’esprit et le corps pour dépasser la limite du naturel du jeu et développer le talent d’acteur qui sommeil en eux et attend d’éclore.

Un passionnant documentaire qui nous plonge au cœur d’une séance auprès d’apprentis comédiens dont nous sommes partis prenante, pour mieux comprendre le jeu au naturel en allant chercher et développer le don en soit de la comédie. Peter Brook, acteur, réalisateur, metteur en scène de théâtre et écrivain, est installé depuis des années au Théâtre des Bouffes du Nord. A travers cette séance filmée par son fils, nous assistons à la structuration de la pensée de comédien, des gestuels et rituels, du mouvement et de l’esprit qui fait force sur la pensée primitive. J’ai été saisie par les enchainements à priori anodins, par le charisme et la force du metteur en scène, ainsi que son humour et sa passion à transmettre son savoir et son expérience à chacun de jeunes comédiens qui semblent envouté par leur mentor.

Une belle réalisation, qui arrive à nous captiver par ses changements d’angles riches et variés, tant au sein du groupe qu’autour ou au dessus d’eux, pour mieux saisir leur émotions, ainsi que de tourner autour du metteur en scène et du musicien. Ainsi, nous sommes non seulement à suivre un cours passionnant, dont la réalisation illustre les propos par la mise en scène brookiènne mise en évidence.

Le documentaire Workshop : Atelier-rencontre avec Peter Brook, de Simon Brook, distribué par L'Harmattan Vidéo, est disponible en DVD et VOD dans les meilleurs bacs depuis le 4 avril 2017.

3 étoiles

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 09:41

Un très grand merci à Arte pour m’avoir permis de découvrir ces deux passionnants documentaires réalisés par Claire Duguet pour Auguste Rodin : La turbulence Rodin, et Bruno Aveillan pour Divino Inferno, avec les auteurs Leslie Grunberg et Zoé Balthus, pour deux introspections de l’artiste et de l’homme face à son œuvre et son époque.

La turbulence Rodin illustre à partir de textes et correspondances de l’artiste, sa vie à travers son œuvre, et offre une immersion totale dans son époque sociale et politique et sa mentalité. La part de l’homme et de l’artiste, ses déboires et coup de chance, son talent comme son arrogance et son obstination, sont ainsi décortiqués avec une acuité sans concession. Artiste entièrement acquit à son œuvre ne fait peu de cas des sa compagne comme de ses

nombreuses jeunes maitresses, son fils ou ses amis.

Ainsi, Divino inferno prend l’exemple le plus emblématique avec la création de La porte de l’Enfer, pour transcender son talent comme et son obstination à atteindre la perfection au détriment de tout, amitiés et amours, mettant toute son énergie, le temps et l'argent à réaliser une commande de l'Etat, en créant d'autres réalisations pour arriver à obtenir l'exact reflet de lui-même dans son œuvre ultime.

Artiste de génie aux œuvres magnifiques et homme égocentrique et égoïste, dont ses écrits hypocrites vis à vis de sa tendre et chère Rose qu'il trompe tout au long de sa vie avec des jeunettes telles les sœurs Ana et Adele Abruzzesi enceinte, refusant de reconnaitre son fils légitime, ou son comportement avec la toute jeune Camille Claudel qui lui a tellement apporté dans son travail et inspiration qu'il préférera la laisser mourir internée dans l’oublie. J’ai été passionné par ce deux documentaires complémentaires, qui révèlent les deux faces d’un artiste incroyablement talentueux et d’un homme aussi sombre. Deux réalisations magnifiques, dans un superbe coffret, qui donnent envie d’aller voir ou revoir  toutes les œuvres, notamment au Grand Palais où à lieu Rodin. L'exposition du centenaire du 22 mars 2017 au 31 juillet 2017.

Les documentaires Auguste Rodin : La turbulence Rodin + Divino Inferno, distribué par Arte, sont disponibles depuis le 4 avril 2017 en DVD et VOD. Il est proposé en version française, allemande et anglaise, sous titré français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments de Divino Inferno, le making of et des séquences de danse par Nicolas Gohuier, Mircea Cantor et La Porte de l’enfer vu par Bruno Aveillan, et Rodin et La porte de l’enfer.

3 étoiles

 

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 11:21

Un grand merci à Arcadès pour m’avoir fait découvrir ce documentaire de chasse et pêche réalisé en 2017 par Dominique Avron, s’adresse à un public averti de passionnés de chasse.

A travers ce documentaire, Dominique Avron suit pas à pas des rabatteurs dans des chasses en pleine forêt de Sologne, d’Eure-et-Loir, dans le Perche ainsi qu’en forêt domaniale de Rambouillet. A travers les témoignages d’hommes et de femmes de tous âges, fusil au bras, nous sommes renseignés sur les races de chiens, les méthodes de nasses pour permettre aux chasseurs d’abattre cerfs, biches ou sangliers, et leurs motivations.

Documentaire très intéressant sur la technique adaptée dans le rabattage des proies vers les tireurs qui font mouche avec leurs fusils de chasse redoutables, sur les us et coutumes d'une stratégie, et des chiens utilisés dans la traque. J’ai pour ma part, beaucoup de mal à comprendre les motivations qui animent et passionnent ces participants, mis à part le plaisir de traquer des animaux qui n’ont aucune chance

d’échapper à la nasse. Ainsi, face aux cerfs magnifiques, ou à ces petits marcassins qui courent apeurés derrière leurs mères, foudroyés par les décharges de chevrotines, donnent des frissons. D’autant plus difficile à comprendre qu’il n’est pas question de chasser pour se nourrir. Sur de magnifiques images, caméra à l'épaule, de nature, souvent  à hauteur d'animaux, l’allure débonnaire et bonhomme des rabatteurs, dans les entretiens et témoignages, détonnent avec la fuite éperdue et effrayée des animaux, nous rendent malaisé.

Le documentaire Au rythme du rabat de Dominique Avron, distribué par Arcadès, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 23 mai 2017. Dans les suppléments, le making of du film.

 

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 18:30

Un grand merci à Arcadès pour m’avoir fait découvrir cet excellent documentaire sociétal réalisé en 2000 par Mahmoud Chokrollahi, qui aborde à travers des artistes iraniennes la condition des femmes trouvant un moyen d’exister et de s’exprimer par le biais de l’Art.

La condition des femmes en Iran est telle dans la vie de tous les jours, entre les obligations et les interdits tyranniques des lois islamiques, vivant cloitrées dans leur foyer comme dans le pays, certaines trouvent un exutoire dans l’Art. Ainsi, rien que dans la capitale iranienne, Téhéran, plus de trois mille femmes étaient officiellement recensées, aussi bien peintre que plasticiennes ou galéristes s’extériorisent dans un mode d’expression artistique. A travers des entretiens, chez elles ou dans les galeries, elles s’expriment sur leurs conditions et l’expression qu’elles affichent dans leurs œuvres, selon qu’elles soient voilées ou non.

Documentaire d’entretiens à cœur ouvert avec des artistes iraniennes de toutes tendances, islamistes radicales à féministes laïques, dont le point commun est l’expression dans une forme d’échappatoire à la chape de plombs qui pèse sur leur vie de prisonnières de la dictature religieuse islamique. J’ai beaucoup aimé cette rébellion des femmes face aux tabous et carcans, quelques soient leurs opinions ou origines sociales, elles nous font part

de volonté d’exister qui nous prend aux tripes. La réalisation est savamment équilibrée entre les entretiens sur les différentes thématiques qui sont abordés tel que le voile, la couleur, être femme ou homme dans cette société, ou la religion, selon les convictions de chacune plus ou bien assumées, donne une belle vision d’ensemble. Une création riche et innovante, qui cependant est soumise à la censure qui autorise ou non leur présentation. Un documentaire subtil pour aborder la terrible condition des femmes dans une société musulmane et leur sourd combat.

Le documentaire Et la Création fut de Mahmoud Chokrollahi, distribué par Arcadès, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 23 mai 2017. Il est proposé en version originale sous-titrée français et anglais.

3 étoiles

 

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 11:33

Un très grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis cet excellent documentaire réalisé en 2016 par Julien Donada (), qui pour les quarante ans du désormais incontournable Centre d’Art moderne de Beaubourg, revient sur sa conception et les réactions suscitées alors.

Lorsque Georges Pompidou est élu Président de la République en 1969, derrière l’homme politique, le passionné d’art contemporain fait face à un vide artistique en France, dont sa décision va avoir un impact décisif. Il fait redécorer les salons de l’Elysée dans un art moderne sans complexe, et pour aller jusqu’au bout de la logique, lance le projet à Paris d’un centre des toutes les formes arts. Un lieu est pressenti avec le déménagement des Halles en plein cœur de Paris, et un concours international d’architecture est organisé. C’est le projet de Renzo Piano et Peter Rice qui l’emporte tel que nous connaissons désormais le Centre Pompidou, inauguré le 31 janvier 1977 en un centre polyculturel réunissant en un même lieu les Arts plastiques avec expositions et musée, bibliothèque, design, musique et cinéma, repensant complètement l’idée et la philosophie de l’Art.

Un passionnant documentaire qui relate la conception dans une époque post-soixantehuitarde d’un homme politique conservateur aux idées artistiques révolutionnaires, pour offrir à la France et à l’Art, le plus ambitieux et formidable centre culturel jamais encore alors imaginé et réalisé. Je me souviens adolescent y avoir été visiter en famille et de l’émotion face à ce gigantisme, dans le mélange des genres, la piazza et ses animations, les formes et les couleurs, la montée de escaliers mécaniques extérieurs et la vue sur Paris, et mon grand-père déjà âgé, d’un « autre siècle », qui avait autant adoré que son petit-fils. Un espace devenu intime à chacun de part les nombreuses visites des expos et activités riches et variées.

A travers les nombreux témoignages et images d’archives, les quarante ans de Beaubourg sont passés de l’innovation intellectuelle architecturale, à la polémique et finalement désormais inscrit dans notre quotidien tout à fait normalisé et en constant renouvellement. Ainsi, entre les entretiens riches d’informations, journaux et reportages illustrent le formidable défi d’alors. Un très beau documentaire qui redonne en plus ses lettres de noblesse à un centre désormais incontournable des arts.

Le documentaire La folle histoire du Centre Pompidou, distribué par France Télévisions Distribution, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 22 mars 2017. Il est proposé sous-titrée français pour sourds et malentendants, ainsi qu’en anglais. Dans les suppléments, Centre Georges Pompidou, selon la vision de Roberto Rossellini réalisé en 1977.

3 étoiles

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