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16 novembre 2017 4 16 /11 /novembre /2017 11:52

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie policière loufoque réalisée en 1980 par Claude Zidi (Banzaï), pour un divertissement désormais culte.

A l’agonie de son père Jules, le petit Michel Clément promet d’être lui aussi un flic un jour. Quelques années plus tard, Michel réalise le vœu, et est affecté à la police judiciaire de Paris. Rapidement mis dans le bain de la maison en tant que stagiaire, il se voit imposer Marie-Ange Prossant journaliste d’investigation pour un reportage sur le quotidien de la police. Lorsque celle-ci se met en danger en défiant l’ennemi public numéro 1 Roger Morzini que Michel s’est juré d’attraper. Méconnaissable après une opération esthétique, Morzini se lie d’amitié avec Michel, pour mettre ses funestes projets sur Marie-Ange.

Je me suis une fois de plus beaucoup amusé dans cette délirante comédie dans laquelle l’ami Coluche donne de son aura avec son style inimitable et sa présence marquante. Un polar à la française entre humour déjanté bon enfant, et un romantisme sympathique dans un chassé croisé entre un méchant maladroit, un gentil trop bonne pâte et une journaliste fille à papa bobo avant l’heure bien gaffeuse. De fait, les gags et les répliques se succèdent aussi improbables que loufoques, mais qui fonctionnent avec toujours autant de plaisir.

Une joyeuse comédie issue du coffret Coluche - Coffret 5 films : Tchao Pantin + Inspecteur la bavure + Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ + Banzaï + La femme de mon pote, sur un rythme vif et alerte, sans temps mort pour un maximum d’efficacité, donnant à ce divertissement toutes ses lettres de noblesse au genre, sans prendre de ride pour passer un bon moment de détente et de rire dont nous avons un grand besoin par les temps qui courent.

Avec une belle brochette de comiques, Coluche (Banzaï), Gérard Depardieu (Maîtresse) et Dominique Lavanant (Paulette), Julien Guiomar (Les mariés de l’an deux), Marthe Villalonga (Supercondriaque) et Hubert Deschamps, Alain Mottet, François Perrot (Avant l'aube) et Jean Bouchaud, ainsi que Philippe Khorsand, Martin Lamotte et Richard Anconina, ou encore Dany Saval, Féodor Atkine et Richard Bohringer.

Le film Inspecteur la bavure, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 novembre 2017 en Combo Collector Blu-ray + DVD et un DVD de bonus. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un documentaire inédit avec interviews et images de l’expo Coluche organisée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2016, ainsi qu’un documentaire sur Coluche acteur (Paris Première, 2016).

3 étoiles

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 10:54

Un très grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ces deux réalisations, un film et un documentaire iranien de Keywan Karimi, qui lui ont coûtés une lourde condamnation par le régime islamiste.

Drum - طبل , réalisé en 2016 d'après le roman d’Ali-Morad Fadaei-Nia.

L’ambiance est onirique, les personnages n’ont pas de nom, ni les rues. Téhéran est le seul personnage dont le nom est constamment évoqué. Un avocat, comme beaucoup d’autres, travaille et vit seul dans son appartement, qui est à la fois son bureau et son domicile. En une journée froide et pluvieuse, un homme fait irruption dans son appartement, echange quelques mots qui peuvent prêter à confusion, et lui donne un paquet qui va complètement changer sa vie.

Avec Amirreza Naderi, Sara Gholizade et Ibrahim Zanjanian, Elyas Rasouli, Habib Honaramooz et Ardalan Haji Rahim, Ahmad Ghoorchi, Ali Farschchi et Mohammad Safajooee.

Un film terriblement puissant de par l’atmosphère pesante dont la peur suinte par la grisaille humide qui colle et empeste avec une arythmie cardiaque tant dans le son que l’image s’impose en nous. J’ai ressenti un malaise dérangeant comme peuvent le subir les habitants sous régime des dictatures. Rarement j’ai eu ce sentiment dans les nombreux films iraniens, tant la terreur et le danger n’est pas visible mais si intrinsèquement palpable par les démarches et les regards qui expriment autant d’effroi.

Writing on the City - Neveshtan bar Shahr- نوشتن بر شهر, réalisé en 2012 / 2015.

Dans la tourmente de la révolution iranienne qui a changé toute l’histoire politique de ce pays, les portraits de Khomeini et Shariati étaient omniprésents à Téhéran. La grande diversité des slogans a teinté la ville de nouvelles couleurs. Puis la guerre Iran-Irak a éclaté. Les images de martyrs, de chefs militaires et de héros ayant bravé la mort ont tapissé la ville. Ses murs sont devenus le thermomètre social et politique de la société iranienne. Un nouvel espace d’expression publique était né. Le film raconte l’histoire de ces 30 années entre le début de la révolution islamique et la réélection de Mahmoud Ahmadinejad en 2009.

Avec les voix de Salman Razavi et Farahnaz Sharifi.

Très beau documentaire commencé en 2012 et terminé en 2015, qui relate l’histoire de l’Iran juste avant la révolution islamique où la contestation s’exprime en contre carrant la censure du régime du Shah et de la propagande des médias du gouvernement en place. Le peuple et les islamistes s’emparent de la liberté d’expression pour sa propagande qui deviendra sous contrôle jusqu’à la révolution du printemps des étudiants. Une évolution entre les slogans, puis les versets religieux, les soutiens à la guerres contre l’Irak et les appels aux martyres, l’image devient une caricature du capitalisme d’un islamisme vaincu par la société de consommation de masse. J’ai été passionné par ce documentaire puissamment parlant par l’image.

Cinéaste kurde iranien, Keywan Karimi a été accusé d'avoir insulté le régime dans Writing on the city. Le tribunal révolutionnaire islamique l’a condamné le 13 octobre 2015, à six ans d'emprisonnement et à 223 coups de fouet pour « propagande contre le fonctionnement du régime gouvernemental » et « insulte à l'encontre des principes sacrés », principalement pour une scène de baiser. Condamnation ramenée en appel à un an de prison et à une amende de 20 millions de rials, en plus des 223 coups de fouet initiaux. Il a été libéré le 19 avril 2017, après avoir purgé 5 mois de prison. Cependant, la peine de prison de 5 ans et les 223 coups de fouet peuvent être appliqués à tout moment.

Drum + Writing on the city: 2 films de Keywan Karimi, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 en DVD. Il est proposé en version iranienne sous-titrés français. Dans les suppléments, un entretien avec Jean-Michel Frodon, critique de cinéma Entretien avec Abbas Fahdel, réalisateur.

3 étoiles

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 08:30

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie cultissime, réalisée en 1983 par Claude Zidi, dans une version Nouvelle copie intégralement restaurée à partir d’un master 4K du film, qui redonne tout le plaisir de rédécouvrir les facéties, gags et répliques cultes.

Employé au sein de la société Planète Assistance, Michel Bernardin est chargé d’apporter toutes les informations d’assistances nécessaires auprès des assurés dans le monde depuis son bureau. Il s’apprête à se marier avec Isabelle Parisse, hôtesse de l’air qui quitte ses fonctions pour rassurer son futur mari, effrayé par les malheurs du monde à travers son métier. Mais Isabelle doit encore effectuer six vols imprévus, quand Michel est contraint et forcé à des missions à l’étranger. Le hasard va les envoyer à Hong Kong.

J’ai retrouvé avec autant de plaisir que de bonheur l’adorable Coluche dans cette comédie drôle et irrévérencieuse, pour un récit qui prend tous les racismes et les clichés à contre pied. Ainsi, ce personnage peureux bien calfeutré dans son bureau parisien va se trouver confronter à l’avion et les pays étrangers entre maladies, trafics et coups d’États. Une bonne tranche de rire dans des situations cocasses pleines de rebondissements et dans lesquels pays et cultures sont hachés menus de part les réputations erronées d’une mondialisation avant l’heure.

Une réalisation vive et alerte qui nous entraine dans nombre de pays pour une succession de gags et de répliques cultes pleine de facéties. Issu du coffret Coluche - Coffret 5 films : Tchao Pantin + Inspecteur la bavure + Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ + Banzaï + La femme de mon pote,

Avec l’excellentissime Coluche drôle et attendrissant, face à Valérie Mairesse (Brèves de comptoir) tout aussi délirante, de même Didier Kaminka et Marthe Villalonga (Supercondriaque), Eva Darlan (Beur sur la ville), François Perrot (Quai d’Orsay), Jean-Marie Proslier (Corentin, ou Les infortunes conjugales), Baaron (), Zabou Breitman (Il a déjà tes yeux), Madeleine Barbulée, Aline Bertrand, Pierre Bruneau, André Chaumeau, Ham-Chau Luong, Jean-Claude Martin, le jeune Rachid Ferrache, Chantal Pommier et Rabah Loucif.

Le film Banzaï de Claude Zidi, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 novembre 2017 en Combo Collector Blu-ray + DVD et un DVD de bonus. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un documentaire inédit avec interviews et images de l’expo Coluche organisée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2016, ainsi qu’un documentaire sur Coluche acteur (Paris Première, 2016).

3 étoiles

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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 10:12

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir cet excellent film de guerre, réalisé en 1978 par Ted Post, pour l’adaptation du roman Incident at Muc Wa de Daniel Ford, à partir d’un faits réel en tout point annonciateur des déboires que les États-Unis vivront durant cette terrible guerre du Vietnam, sans tenir compte de leur prédécesseurs français.

En poste au Sud Vietnam en cette année 1964, dix ans après le départ des français défaits par les communistes vietnamiens, le major Asa Barker reçoit l’ordre d’occuper le petit village abandonné de Muc Wa à priori sans intérêt stratégique d’un secteur calme. Avec une poignée d’hommes disparates entre vétérans et bleusailles, le village est facilement occupé. La découverte d’un cimetière de soldats français à l’épitaphe spartiate n’alerte pas les américains sûr de leur supériorité. Pourtant, le danger guette comme ils ne l’auraient jamais imaginé.

J’ai beaucoup aimé cette histoire, qui préfigure ce qui adviendra par la suite à la première armée du monde, imbue de sa flagornerie et de son mépris des autres, français et vietcongs, dont ce village est le début de la grande offensive vers une défaite retentissante et meurtrière. C’est avec la subtilité d’une belle ironie que le récit se moque de la pédante américaine se croyant supérieure, après la défaite à Dien Bien Phu, qui vit la France chassée avec l’aide des States pour prendre la place, n’imagine pas une seconde reproduire les mêmes erreurs et recevoir la même leçon. Il y a de l’esprit Un américain bien tranquille, et la corruption généralisée.

Inspiré d’un fait historique en 1964, lors d’un objectif sans intérêt par une unité dans le village de Tan Hoa, ancienne colonie abandonnée entre un champ, une vieille piste d'atterrissage et trois ou quatre tombes françaises, qui ont inspiré le titre du film, avec l'épitaphe de Simonide à la gloire des célèbres 300 spartiates qui ont donnés leurs vies contre les envahisseurs perses à la bataille des Thermopyle. Sauf qu’en l’occurrence, les envahisseurs dans cette histoire sont les américains. Une année cruciale dans cette guerre, avec le renversement de Ngô Đình Diệm du pouvoir Sud-Vietnamien et la division des généraux, coïncidant avec la grande offensive communiste qui va dégénérer en guerre totale dans laquelle les américains vont s’embourber jusqu’en 1973.

Avec les excellents Burt Lancaster (Le dernier de la liste) et Craig Wasson (Body double), Jonathan Goldsmith, Marc Singer et Joe Unger, Dennis Howard, David Clennon et Evan C. Kim, John Megna, Hilly Hicks et Dolph Sweet, Clyde Kusatsu, James Hong, la jeune Denice Kumagai et Tad Horino.

Le film Le merdier de Ted Post, distribué par Rimini Editions, disponible en boîtier avec fourreau DVD et Blu-ray avec un livret de 32 pages autour du livre, dans les meilleurs bacs depuis le 24 octobre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, un entretien exclusif de Daniel Ford auteur du roman initial.

3 étoiles

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10 novembre 2017 5 10 /11 /novembre /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette joyeuse comédie vaudevillesque, réalisé en 1950 par Henri-Georges Clouzot (Le mystère Picasso), magnifiquement restauré en 4K à partir par Pathé pour l’adaptation de la pièce de Robert de Flers et Gaston Arman de Cavaillet, écrite en 1906.

Lors d’une représentation théâtrale avec le célèbre Monchablon, la jeune et naïve Miquette Grandier se met à rêver de devenir actrice. Amoureuse du conte Urbain de la Tour Mirande, timide et un peu benêt, elle est enfin heureuse quand il l’a demande en mariage. Mais l’oncle du jeune homme, le marquis Aldebert de la Tour Mirande, ayant d’autres projets de mariage pour son neveu avec une laide mais riche jeune femme, brise les fiançailles.

Déçue, Miquette part pour Paris avec Aldebert qui espère profiter de l’aubaine. Mais la mère de Miquette les retrouve dès le lendemain, et en compagnie de Monchablon qui fini par les engager dans sa troupe pour une tournée théâtrale, quand Urbain n’a pas dit son dernier mot pour reconquérir sa belle.

 

Je me suis beaucoup amusé avec cette adaptation d’une pièce de théâtre de vaudeville, dans des triangles amoureux entre quiproquos et retournements de situations, entre portes qui claquent, ruses et trahisons, et des gags et répliques coquines pour l’époque qui fusent avec d’autant plus de pertinences qu’elles sont subtilement accompagnées de mimiques impayables. Ainsi, la subtilité est de mise avec une petite morale finale, tant n’est pas si dupe et naïve qui croit, avec ce vieux monsieur qui croquerait volontiers la fraiche enfant en écartant le neveu qui se révélé aussi moins ballot qu’il en a l’air. Ainsi tout se joue sur les faux semblants, pour contre ruser ceux qui se croit les plus malins. Il règne dans cette ambiance festive un air de fête à l’amour de jeunes tourtereaux ballotés, mais aussi et surtout celui du théâtre et des arts. Une manière de revisité une époque, moins désuète qu’il en a l’air et plus coquine.

Une réalisation vive et alerte, jonglant entre le huis clos de la scène de théâtre transposée à la ville, tout en gardant dans le format cinéma la forme théâtrale avec beaucoup de justesse et de maitrise, avec des décors digne des planches. En plus de la mise en scène soignée, c’est surtout la qualité des interprètes que donne aussi le plaisir de suivre ce récit riche en développement narratif, tant la subtilité d’interprétation est marquante. Deux adaptations de la pièce avaient déjà été réalisées, en 1934 par Henri Diamant-Berger, avec Blanche Montel, Michel Simon et Roland Toutain, et Miquette en 1940 par Jean Boyer avec Lilian Harvey, Lucien Baroux et André Lefaur.

Avec les excellents Louis Jouvet (La fin du jour) et Bourvil (Le Capitan), l’adorable Danièle Delorme (Voici le temps des assassins) et Saturnin Fabre (Les portes de la nuit), Mireille Perrey (Adam est... Ève) et Pauline Carton déjà dans l’adaptation de 1934, Jeanne Fusier-Gir, Madeleine Suffel et Maurice Schutz, Pierre Olaf, Paul Barge et Raymond Dandy, Jean Berton et Léon Larive.

Le film Miquette et sa mère d’Henri-Georges Clouzot, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 novembre 2017 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais.

3 étoiles

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:24

Suite de la saga commencée en 2011 par Kenneth Branagh, poursuivi en 2013 par Alan Taylor, c’est Taika Waititi (Vampire en toute intimité) qui prend le relais, pour s’enfoncer dans les abimes d’un récit qui n’avait pourtant déjà rien à nous faire rêver à la base.

Privé de son puissant marteau, Thor est retenu prisonnier sur une lointaine planète aux confins de l’univers. Pour sauver Asgard, il va devoir lutter contre le temps afin d’empêcher l’impitoyable Hela d’accomplir le Ragnarök soit la destruction de son monde et la fin de la civilisation asgardienne. Mais pour y parvenir, il va d’abord devoir mener un combat titanesque de gladiateurs contre Hulk qui était autrefois son allié au sein des Avengers. Mais il va pouvoir compter sur Valkyrie et même Loki.

Ragnarok signifiant La fin de toutes choses, il est à espérer la fin définitive de cette saga Que dire de plus que les fois précédentes -Thor, Thor : le monde des ténèbres- comme sur les prochains de cette insipide saga épouvantable d’ennui à répétition sans fin, si ce n’est que ça se confirme dans l’usure en perte totale d’imagination, allant même cette fois-ci tenter une fois de plus de nous imposer la plus grande nullité des Marvel que le pitoyable ressorti des fonds de tiroir dont personne ne veux, sans oublier le pathétique docteur Strange.

Je ne voudrais pas en jeter encore plus qu’il n’en faut, en constatant le niveau d’humour et de gags s’ils en sont, que la production vise une population d’enfants et pré-ado que je plains devoir supporter tout ça. Suite au prochain épisode…

Avec Chris Hemsworth (S.O.S. fantômes) et Tom Hiddleston (Kong: Skull island), Cate Blanchett (Truth : Le prix de la vérité) et Idris Elba (Star Trek sans limites), Jeff Goldblum (Les gardiens de la galaxie 2) et Tessa Thompson (War on everyone), ainsi que Karl Urban, Mark Ruffalo, Anthony Hopkins et Benedict Cumberbatch et Rachel House, Tadanobu Asano et Ray Stevenson.

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de parcourir ce superbe film de cape et d’épé, réalisé en 1960 par André Hunebelle (Les mystères de Paris), magnifiquement restauré en 4K à partir par Pathé pour l’adaptation de l’œuvre de Michel Zévaco, .

En 1616, Concini, amant de la Galigaï l’amie de la régente Catherine de Médicis, voudrait éliminer le jeune Louis XIII, et se faire proclamer roi. Lors d’une attaque contre le marquis de Teynac par Rinaldo et ses hommes à la solde de Concini, Francois de crémazingues de Capestan intervient, les met en fuite et est blessé. Il est soigné par une belle jeune fille dont François tombe amoureux.

Chargé de transmettre un message à Concini sur les désordres en province, il sauve la vie du baladin Cogolin, qui devient son fidèle ami. A la suite de son entrevu avec Concini qui se passe mal, il est insulté du surnom de bouffon de Capitan. François apprend bientôt que sa belle inconnue est Gisèle d'Angoulême, retenue prisonnière.

J’ai adoré retrouver les aventures du Capitan de mon enfance, dont chose rare, le film n’a pas pris une ride tant le récit historique de Zévaco a gardé toute sa passion du genre avec cette fraicheur de cape et d’épée. Entre humour, complots et passes d’armes, chansons et romantisme trouvent un équilibre parfaitement maitrisé dans la narration. Dès mon adolescence j’ai dévoré les œuvres de Michel Zévaco avec entre autres Les Pardaillan qui me hante encore plusieurs décennies plus tard.

Selon son habitude, dans des contextes historiques réels, bien loin des fantaisies d’un Alexandre Dumas, s’immiscent des personnages fictifs pour mieux nous emmener dans la grande Histoire avec une passion inégalée. On retrouve bien chez André Hunebelle la patte de l’écrivain, tant dans le déroulé que dans l’ambiance.

Avec la reconstitution de l’époque entre les décors fabuleux et les riches costumes, la mise en scène pleine de rebondissements et de batailles en cascades, de romances et d’amitiés indéfectibles, nous transportent dans l’univers du genre avec une réelle délectation. Bien sûr, filmer la nuit en plein jour parait désuet mais avec tellement d’amusement qu’il en fait tout le charme de la comédie. A noter que Jean Marais comme à son habitude n’est pas doublé pour les scènes de cascades parfois dangereuses, dans les conditions d’époques sans trucages ou retouches numériques, qui vaut son pesant d’émotion. Le roman avait déjà eu une première adaptation au cinéma, réalisée en 1946 par Robert Vernay avec Pierre Renoir, Jean Tissier, Lise Delamare et Sophie Desmarets.

Avec les excellentissimes Jean Marais (Les mystères de Paris) et Bourvil, la belle Elsa Martinelli (Belle Starr story), Pierrette Bruno et Lise Delamare, et la belle Annie Anderson partie trop tôt à 29 ans, Christian Fourcade, Arnoldo Foà et Guy Delorme, Jacqueline Porel, Jean-Paul Coquelin et Raphaël Patorni, Robert Porte, Jean Berger et Piéral.

Le film Le Capitan d’André Hunebelle, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 novembre 2017 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un entretien de 1960 avec Jean Marais.

3 étoiles

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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir cet excellent film dramatique, thriller et d’horreur réalisé par Johannes Roberts (The door), pour une véritable plongée dans l’angoisse.

Partie se changer les idées en vacances au Mexique avec sa sœur Kate, Lisa veut se remettre de sa rupture d’avec son petit ami qui l’a trouvait ennuyeuse. Après une soirée bien délire entre alcool et danse avec deux beaux garçons, les filles se voient proposer de plonger au milieu de requins blancs. Pour 100 dollars, elles peuvent trouver cinq minutes de frissons garanties dans une cage entourées de monstres marins effrayants. Mais quand la corde casse, elles se retrouvent 47 mètres au fond de l’eau avec moins d'une heure d’oxygène et les requins affamés.

J’ai juste adoré tellement l’angoisse et l’horreur ne sont pas là où s’y attendrait le plus. Ainsi, la présence des requins blancs, effrois indéniables, se combine notre pire ennemi que la peur, l’angoisse et la solitude. Le manque d’air dans les profondeurs obscures de l’océan, paradisiaque quelques minutes plus tôt, la panique face au temps limité et aux circonstances sont savamment exploités avec beaucoup de subtilité et de dosage pour nous angoisser et nous étouffer de manque d’air avec les dangers de l’azote et de la pression, en plus de la peur d’être dévoré, sans oublier la complicité fusionnelle entre les sœurs.

Ainsi, à la différence véritablement originale de Les dents de la mer de Steven Spielberg ou de Instinct de survie de Jaume Collet-Serra, le monstre n’est pas tant l’animal que nous-même. Et de fait, si la structure générale de la narration parait des plus classiques, il n’en est rien tant tout est abordé différemment avec un angle de perception beaucoup plus puissant pour générer cette angoisse plus que l’horreur des gores habituels.

La scène d'introduction de mauvais présage est annonciatrice avec délectation de l'horreur qui nous attend. La complicité et solidarité entre les deux sœurs qui se trouvent prises au piège est un puissant moteur de tension extrême pour espérer qu’elles s’en sortent en luttant contre la panique face à tous les imprévus qui les menaces. Une très belle réalisation sur une magnifique mise en scène aux angles de prises de vue, de lumière et des couleurs qui marquent profondément. Avec le succès public, une suite est prévue avec 48 meters down que j'attends avec impatience.

Avec les belles et excellentes Mandy Moore (Southland tales) et Claire Holt (Lolita malgré moi 2), face à Chris J. Johnson et Yani Gellman, Santiago Segura et Matthew Modine (The dark knight rises), Mayra Juarez et Axel Mansilla.

Le film 47 meters down de Johannes Roberts, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 8 novembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, le documentaire du film et entretiens du réalisateur et des actrices.

3 étoiles

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 09:44

Raté à sa sortie en salle, mais rattrapé avec grand plaisir en blu-ray, j’ai pu me plonger dans l’excellente réalisation de James Mangold (Wolverine : le combat de l'immortel), qui clôt une génération de cette saga inégale, pour en relancer une nouvelle sans aucun doute, histoire de recycler le fond de commerce avec un nouveau groupe d’enfants génétiquement modifiés.

Ayant précédemment tout perdu, vivant incognito en tant que chauffeur de berline de location, Wolverine de son identité Logan, noie sa solitude et ses douleurs dans l’alcool. Il cherche autant d’argent que possible pour acheter une certaine drogue qui puisse anesthésier le cerveau de Charles devenu dangereusement incontrôlable. A la suite d’un combat contre des narco-trafiquant, Logan est tracé par les forces spéciales qui veulent sa destruction, et par la mafia. Mais une jeune femme fait appel à lui pour sauver une petite fille mutante.

J’avoue que je me suis souvent perdu avec la saga de 10 films des X-Men, Deadpool et Wolverine tant tout s’est mélangé selon la technique Marvel qui brasse tous les supers héros de ses comic books en un galimatias confus. De fait, je ne cherche plus à comprendre afin de profiter du spectacle et divertissement sans plus à m’attacher aux récits mais aux personnages. En tout cas, à l’origine, Logan est un homme recruté par le professeur Xavier dont son squelette a été recouvert d'adamantium, et qui pour préserver sa mémoire que l'on voulait lui effacer, et par amour pour Heather, va s’enfuir et vivre en solitaire.

Nous le retrouvons dans cet ultime épisode en un alcoolique clodo qui va reprendre une dernière fois du service pour relancer la saga avec une nouvelle génération d’X-Men génétiquement modifiés par un laboratoire aux méthodes nazis sur des enfants à qui l’on a inoculé des gènes de mutants naturels, dont celui de Wolverine. Et de se retrouver avec Laura une gamine X-« woman » Wolverine bis en une sorte de Mindy Macready / Hit-Girl à la Kick-Ass qui dynamise cet opus avec efficacité. En soit, rien de bien nouveau dans cette fin de franchise pour une régénération.

De fait je me suis beaucoup amusé dans ce nouveau délire même si c’est au prix de la disparition définitive de super héros d’origine, qui reviendront, on s’en doute, en d’autres circonstances. La part de la gamine est évidemment le joker de relance de la franchise pour un éternel recommencement pour le tiroir caisse. Cependant, bien que trop long en durée, le récit reste captivant même sans surprise, pour cette passation générationnelle. Un adieu à Logan, qui au demeurant n’a jamais été vraiment très sympathique et qui ne manquera probablement pas des masses.

Avec Hugh Jackman (X-Men: apocalypse), Patrick Stewart (X Men: days of future past), la jeune Dafne Keen est excellente, Boyd Holbrook (Morgane), Stephen Merchant (Mariage à l’anglaise) et la jolie Elizabeth Rodriguez (Effets secondaires), Richard E. Grant, Eriq la Salle et Elise Neal, Quincy Fouse, Al Coronel, Frank Gallegos et Anthony Escobar, Reynaldo Gallegos et Krzysztof Soszynski.

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 14:55

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film mexicain fantastique et horreur, réalisé en 2016 par Emiliano Rocha Minter, pour son premier long-métrage indé expérimental.

Après une apocalypse qui a dévasté la Terre, les adolescents Lucio et sa sœur Fauna, errent à la cherche d’un abri et de nourriture dans un environnement hostile. Ils rencontrent Mariano, qui possède ces deux choses. En échange, il exige leur aide pour transformer un bâtiment abandonné en une structure de grotte, mais également que le frère et la sœur aient des relations sexuelles incestueuses pendant qu'il les regarde. Commence alors des comportements étranges et horribles pour survivre.

Sorte de film expérimental mélange de fantastique, horrifique et pornographique, le récit se joue dans un huis clos cauchemardesque et apocalyptique de fin du monde. Il est difficile de décrire ce récit fantasmagorique et hallucinatoire, entre délires schizophréniques et instincts de survit, aux nombreuses références et emprunts d’autres horizons. Les relations violentes entre les protagonistes, dans la construction d’une grotte cocoonesque symbole de régression fœtale  et préhistorique et d’un retour aux source et des premiers hommes en cette extinction finale, donne une vision apocalyptique digne d’un Sade.

De l'usage de drogues, avec de superbes images ecstasiques, aux scènes plus volontiers scabreuses telles ses gros plans sur les sexes façon Centre du monde, il en ressort une impression profonde de mal être. Nébuleux et cathartique, le film laisse penser que le réalisateur, dont on pré supposerait qu'il est un adolescent perturbé, tente là d'y déchiffrer ses désirs sexuels confus. Sur des airs hard rock, ce film trouvera sans aucun doute un public de fan d’univers du genre.

Avec Noé Hernández (Miss Bala), face à María Evoli et Diego Gamaliel, Gabino Rodriguez et María Cid.

Le film We are the flesh d’Emiliano Rocha Minter, distribué par Blaq out et la page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 octobre 2017 en Combo DVD et Blu-ray, avec un visuel exclusif par le dessinateur de BD Gnot Guedin. Il est proposé en version sous-titrés français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, deux courts métrages, Videohome (2013) et Dentro (2014), et des entretiens avec Emiliano Rocha Minter, María Evoli, Diego Gamaliel et Noé Hernández.

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