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20 février 2017 1 20 /02 /février /2017 14:25

Film très particulier de Pablo Larraín (No), partiellement basé d’après l’interview de Theodore H. White pour Life magazine, entre un journaliste et l’ex-première dame des Etats-Unis, qui réinterprète selon des approximations les événements dramatiques de l’assassinat qu’elle a vécu.

Un journaliste de Life magazine se présente chez Jacqueline Bouvier Kennedy, veuve du Président John F. Kennedy assassiné à Dallas le 22 Novembre 1963. A travers les questions et les réponses, l’ex-First Lady relate ses débuts à la Maison Blanche, l’horreur qui a frappé son mari, les heures qui ont suivies le meurtre, et les jours jusqu’à l’enterrement, de son chagrin entre ses enfants Caroline et John Jr., et sa secrétaire Nancy Tuckerman, sa meilleure amie d’enfance pour la vie. Jackie évoque la personnalité politique de son mari.

Je n’ai pas beaucoup aimé le ton imposé dans cette sorte de biopic, dont on ressent, non seulement par le journaliste particulièrement odieux à l’égard de Jackie, mais aussi par la narration générale du récit, une grande animosité. Ainsi, systématiquement entre les questions du journaliste et ses remarques -attaques- complétées par des images d’archives reconstituées, le portrait dessiné de la first lady donne une vision orientée. On ne nous restitue pas les raisons qui ont émaillées les esprits sur les réaménagements de la Maison Blanche, dont l’odieuse Mamie Eisenhower avait  déclaré la guerre à la nouvelle venue. Le récit dépeint une personnalité, souvent hors contexte, sans donner les raisons historiques des faits, pour une image futile, glaciale, agressive de la jeune veuve, allant jusqu'à tenter de nous faire croire –pleurer ?- sur son inquiétude de trouver un toit, quand déjà très fortunée par sa famille, et avec celle de feu son mari, Jackie était loin de manqué de rien. Le film met en exergue la terrible frustration de Lindon B Johnson pour faire abattre son propre président au vue du monde entier, dont il aura fallu une telle dose de haine pour vouloir marquer à ce point les esprits en le tuant bestialement. Battu aux primaires, rattrapé par les affaires en 1963 par un scandale pour corruption financière, qui l’évinçait des élections présidentielles de 1964, et quatre enquêtes criminelles,  classées sans suite une fois désigné Président. Cette réalisation caricaturale, ressemble plus à un pamphlet qu’à une reconstitution historique.

Un casting assez inégale, avec une Natalie Portman (Jane got a gun) peu convaincante, contrite jusqu’à la caricature, face à Peter Sarsgaard (Les 7 mercenaires) et Greta Gerwig (Lola versus), Billy Crudup (Spotlight), John Hurt (Hercule) pour son dernier rôle, Richard E. Grant (Queen and country) et John Carroll Lynch (Le fondateur), Beth Grant (L'or de Curly), Max Casella (Live by night) et Caspar Phillipson, Sunnie Pelant, Corey Johnson, Sara Verhagen et Julie Judd, David DeBoy.

 

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Published by bobmorane75 - dans Films
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