Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 16:48

Un grand merci à ESC Editions pour m’avoir fait découvrir ce film film exotiquement fièvreux, réalisé en 1955 par Jean Negulesco (Le masque de Dimitrios), d’après le roman The rains came de Louis Bromfield, pour une illustration de la passion amoureux en corolaire d’une météo violente et imprévisible.

L’arrivée de Lord et Lady Albert et Edwina Esketh, à Ranchipur dans l’Inde des années trente, vient troubler la quiétude de la petite colonie européenne. Si Albert est riche et grossier, Edwina est noble à la réputation sulfureuse. Lors d’une réception organisée par la Maharani, Edwina jette son dévolu sur le Rama Safti, médecin hindou qui malgré les interdits éprouve des sentiments amoureux. Quand survient la mousson, qui met la ville en danger avec le barrage qui se fragilise, les amours deviennent fiévreux au-delà des convenances.

Déjà adapté en 1939, The rains came par Clarence Brown, avec Tyrone Power, Myrna Loy et George Brent, ce remake tentait d’apporter une touche d’exotisme avec les superbes couleurs de la Technicolor. Une dramatique sympathique, quelque peu désuet de par la narration, avec un manque d'audace par le choix d’excellents interprètes mais pas franchement couleur locale.

Je me suis laissé prendre à l’ambiance et au jeu du récit avec les destins croisés, avec les protagonistes pris par la fièvre moiteur d’une atmosphère électrique qui éveille bien des passions avec cette noble désargentée vendue à un riche amoureux sans retour, de cette jeune femme qui s’entiche d’un vieil ingénieur alcoolique désabusé, et le héro de l’histoire, et enfin de cette rocambolesque histoire entre la Lady et l’intouchable. Quand on sait la place de cette basse caste en Inde, même avec le soutien d’une

Maharani aussi généreuse. Une histoire d’amour interraciale entre une blanche noble et riche, et un indien de basse extraction, certes docteur, semble impossible. Sans aller jusqu’à prendre un acteur du cru, l’idée est généreuse, avec la montée en puissance aux États-Unis des droits civiques des afro-américaines. Le film misait en tout cas, avec réussite, sur la couleur, la lumière et les décors de rêve, avec un beau choix d’acteurs. Une belle mise en scène pour une réalisation soignée avec une montée en puissance des sentiments fiévreux en parallèle de la météo qui illustre les passions.

Avec les excellents Lana Turner (Mirage de la vie) et Richard Burton (L'exorciste), Fred MacMurray et la jolie Joan Caulfield, Michael Rennie, et Eugenie Leontovich, Gladys Hurlbut et Madge Kennedy, Carlo Rizzo et Beatrice Kraft.

Le film La mousson de Jean Negulesco, dans la Collection : Hollywood Premium distribué par ESC Editions, disponible dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Des suppléments inédits.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:28

Un très grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette comédie de science-fiction et d’action italienne, réalisée en 2016 par Gabriele Mainetti, qui redonne une belle dimension au genre avec beaucoup d’humour et d’émotion.

Petit délinquant poursuivi par la police, Enzo n’a pas d’autre solution que de se jeter dans les eaux du Tibre où il trempe dans un liquide qui fuit d’un container radioactif. Il ne tarde pas à découvrir des changements surnaturels, en se relevant indemne d’une balle dans le corps suivi d’une chute de neuf étages. Il tente avec ses nouveaux pouvoirs de braquer un distributeur de billets, avant de rencontrer la jeune Alessia, quelque peu simple d’esprit, qui le convainc d’œuvrer pour le bien. Mais les mafieux et tueurs ne sont pas loin.

J’ai adoré ce récit qui innove totalement le genre avec une hardiesse pleine de la violence classique des films de mafia, d’humour et d’émotion à la touche italienne, et du fantastique des mangas japonais, rendant d’ailleurs hommage au manga Kotetsu Jeeg créé en 1975 – 1976 par Go Nagai et Yasuda Tatsuya, en une série de 46 épisodes de 25 minutes, dont une suite, Kotetsushin Jeeg, est sortie en 2007 et réalisé par par Jun Kawagoe.

J’ai d’autant plus beaucoup aimé ce film que le genre surexploité par Marvel dépassant la nausée du n’importe quoi sans fin qui nous submerge depuis quelque temps avec ses super-héros super-destructeurs et super-assassins finissent pas détruire l’univers du genre en un galimatias indigeste, dont Gabriele Mainetti arrive à redonner sous forme de satyre une nouvelle dimension humaine.

D’autant plus une belle surprise que la réalisation est particulièrement soignée avec un récit tout en émotion et violence, intégrant différentes thématiques sociales et politiques. La mise en scène est excellemment judicieuse pour une ambiance douce amère tout en rebondissant régulièrement pour mieux nous surprendre entre rire et désolation. Le jeu de caméra maitrisé apporte également des vues et des angles à la hauteur de chaque étape pour mieux nous imprégner des situations et des lieux. Une très très belle surprise.

Avec les excellents Claudio Santamaria (Encore un baiser) et Luca Marinelli (Mauvaise graine), et la belle Ilenia Pastorelli impressionne pour son premier rôle, Stefano Ambrogi, Maurizio Tesei (Pauline détective), Francesco Formichetti et Daniele Trombetti, Joel Sy, Gianluca Di Gennaro (Miele) et Salvatore Esposito, Antonia Truppo et Juana Jimenez, Tommaso Di Carlo et Efeso Giampaolo Crescenzio.

Le film On l'appelle Jeeg Robot de Gabriele Mainetti, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 8 septembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français et en version audio française. Dans les suppléments, le tournage du film, les répétitions, des scènes coupées, et le bêtisier.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 09:43

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, se termine avec la suite des aventures loupgarouesques de Scott McCall et de sa meute de l’excellente série Teen wolf, créée en 2011 par Jeff Davis, réalisée en 2017 par Russell Mulcahy, Tim Andrew, James J.D., Taylor, David Daniel et Kate Eastridge, pour une dernière saison avec cette première partie composée de 10 épisodes de 42 minutes dans laquelle ne manque pas les monstres sanguinaires mais surtout les effacecurs de nos proches de la mémoires.

Après avoir vaincu Théo et Les médecins de l’horreur trois mois plus tôt, Scott, Stiles, Lydia et Malia, ainsi que la meute se préparent à leur dernier mois de lycée. Un soir, les amoureux Liam et Hayden découvrent le jeune Alex en danger par d’étranges cowboys. Ce sont les Cavaliers fantômes, connus pour la légendaire Chasse sauvage qui effacent leurs victimes de la mémoire générale.

Après la disparition du gamin, c’est Styles qui disparait, et tous ses amis ont totalement oublié son existence. Pourtant, Lydia dont les sentiments amoureux de son ami sont aussi réciproques, tente de retrouver l’absent, de même que Scott et Malia. Les cavaliers commencent à faire des ravages à Beacon Hills, en même temps qu’un monstre dévore la glande pinéale de ses victimes. Une course contre l’oubli et les cavaliers commence, avec des aides bienvenues, des découvertes étonnantes et un combat acharné.

Première partie de la dernière saison de la série, qui s’impose par l’émotion qui s’en dégage, plus que dans les nombreux carnages précédents. Cette fois-ci, notre team favorite va faire face au pire ennemi possible qui efface de la mémoire l’existence de nos proches dans une version westerniènne. Si je n’ai pas bien compris l’intérêt de ces cavaliers ni leur logique et moins encore leurs objectifs avec ces trains et leurs prisonniers, je me suis laissé prendre par l’ambiance et aux liens qui se serrent entre Styles et ses amis. Ainsi l’amour avec Lydia s’affirme enfin. Les protagonistes deviennent de plus en plus attachants, et les couples se renforcent au fil du danger. Nous retrouvons un lien avec les médecins nazis de la saison précédente pour un délire de fou qui se révèle des plus dangereux.

Suite à un grave accident en mars 2016 de Dylan O'Brien lors du tournage de la saga, Le Labyrinthe, sa participation à la série s’est fortement compliquée. La réalisation est encore une fois vive et énergique, pleine de rebondissements et de surprises avec le retour de Théo que l’on ne garde pas dans nos cœurs et qui tente de se racheter, ainsi que Peter qui n’est pas en reste, un rapprochement entre Melissa et Argent, et les autres couples qui se consolident. Enfin, regret de la disparition totale

de Kira sans aucune explication. Les actions ses succèdent aux moments d’émotion mais aussi d’humour. Une belle première partie dont j’attends avec impatience la deuxième et finale partie, dont on se doute qu’elle ne sera pas sans quelques tristes adieux.

Nous retrouvons la fine équipe autour de Tyler Posey et Dylan O'Brien, les belles Holland Roden et Shelley Hennig, Dylan Sprayberry et Linden Ashby, Melissa Ponzio et J. R. Bourne, ainsi que Khylin Rhambo et Michael Johnston, Ryan Kelley et Cody Christian, Joey Honsa et Victoria Moroles, Pete Ploszek et Sibongile Mlambo, Froy Gutierrez et Ian Bohen, mais aussi Ross Butler et Alisha Boe, Patrick Gorman et Ryan Malgarini, ou encore Gabrielle Elyse et Tamlyn Tomita.

La série Teen Wolf – Saison 6 – partie 1, distribué par Medium Rare Entertainment, est disponible depuis le  8 septembre 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le bétisier, Dans les coulisses de Beacon Hills, et des extraits VTX.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Séries télé
commenter cet article
8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:30

Un très grand merci à Universal Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de m’embarquer dans l’extraordinaire délire de la célèbre saga réalisée cette fois-ci par F.Gary Gray, qui réussi à relancer l’aventure après le triste départ de Paul Walker, pour ressouder la famille de Dom dans une somptueuse folie de courses entre bolides toujours plus incroyables dans une course contre la montre remplie de dangers et de morts .

Alors en lune de miel à Cuba, Dom et Letty plus heureux que jamais, profitent du soleil et des courses de bolides. L’esprit tranquille en sachant Brian et Mia au vert, et le reste de la fratrie dans un quotidien loin des fracas, ils se mettent à rêver d’enfants. Quand Cipher, une criminelle embrigade Dom par de lourdes menaces dans une équipée des plus dangereuses pour la survie de l’humanité. La famille se réunie de nouveau et s’allie avec leur pire ennemi de toujours pour tenter de contrecarrer les projets maléfiques et récupérer Dom.

Un épisode de plus pour la saga, avec toujours autant d’énergie surhumaine, de bolides toujours plus puissants et plus dingues, pour un récit qui sans innover dans le classique combat du bien contre le mal, pour sauver la planète de sa destruction par une folle, nous offre un super spectacle de qualité maxi avec notre équipe de rêve. Il manque bien sûr d’entrée des personnages aimés, et nous en perdons en cours de route. La famille perd d’un côté pour en retrouver un adorable petit. Une fois de plus, le style qui caractérise la série par ses effets, ses bolides et son humour déjanté avec les liens qui unissent nos barjos, se retrouve toujours aussi puissant. Je me suis donc une fois de plus régalé, et le plaisir jouissif de retrouver nos héros dans un univers qui nous suit depuis quinze ans, en attendant avec impatience le neuvième opus dans deux ans, et le dixième programmé.

Nous retrouvons donc la dream team de la famille de Dom avec Vin Diesel (Le dernier chasseur de sorcières), Dwayne Johnson (San Andreas), Jason Statham (Spy), Michelle Rodriguez (Machete kills), Tyrese Gibson (Mise à l'épreuve 2), Charlize Theron (Mad Max: fury road), Ludacris (Happy New Year), Nathalie Emmanuel (Le labyrinthe), Scott Eastwood (Suicide squad), Kurt Russell (Deepwater), Helen Mirren (Dalton Trumbo), Luke Evans (La Belle et la Bête), Elsa Pataky (Fast & Furious 7), kristofer hivju et Patrick St. Esprit (War dog).

Le film Fast & Furious 8 de F.Gary Gray, distribué par Universal Pictures, est disponible en dvd, Bluray et Steelbook dans les meilleurs bacs depuis le 16 août 2017. Il est proposé en version française, anglaise, avec les sous-titres français. Dans les suppléments, tout sur les cascades, avec La course sur le Malecon, Journal des cascades en Islande, Les rues de New-York. Version longue des scènes de combat, avec Combat dans la prison, Combat dans l’avion, et les commentaires du film par le réalisateur F.Gary Gray.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 14:35

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce thriller canadien réalisé en 2017 par Jonathan Baker, pour son premier long-métrage qui nous entraine dans une ambiance menaçante.

Alors qu’Angela et Brian mènent une existence tranquille avec leur fillette Cora, leur amie Linda leur présente une amie très proche, Katie maman d’une petite Maddie. Katie s’incruste dans la vie du couple en prenant une place de mère de Cora. Avec la mort de Maddie qui était la petite amie de Katie, la paranoïa s’installe chez Angela qui sent une menace dangereuse chez Katie, dont une enquête donne l’alarme.

Sympathique thriller oppressant avec l’intrusion de cette jeune femme qui ne s’arrête devant rien pour parvenir à ses fins afin de s’emparer des fillettes. Une ambiance délictueuse s’installe rapidement, avec le premier meurtre qui annonce la couleur, puis la folie qui présage bien des inquiétudes. Je me suis bien amusé à suivre les circonvolutions insanes tant la narration bien que dramatique n’en reste pas moins un thriller sans être véritablement sombre ou gore.

 

L’aspect est en effet plus porter sur l’ambiance que sur la violence, tel un téléfilm du dimanche soir. Une honnête réalisation sobre, pour une première main qui ne traumatisera pas, tant cela n’est pas impérissable, mais qui reste un sympathique divertissement familiale.

Avec Gina Gershon (The scribbler), Nicky Whelan (Knight of cups), Nicolas Cage (Snowden), Faye Dunaway (Little big man), les jeunes Sienna Soho Baker et Harlow Bottarini, Natalie Eva Marie, Leanna Huebner, Jonathan Baker, James Van Patten, Elle Bardha, Hunter Bodine et Corrie Danieley.

La film Usurpation de Jonathan Baker, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017 en DVD et bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et en version française.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:29

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cet excellente dramatique réalisée en 2016 par Robin Swicord, pour son deuxième long-métrage nous entraine dans une introspection analytique de la crise de la cinquantaine d’une grande intensité.

Rentrant chez lui un soir après une journée de travail, Howard Wakefield arrive en retard suite à un problème de train. N’ayant pu avertir, il lui vient l’idée de passer la soirée dans la maison à l’abandon en face de la sienne, et de surveiller les réactions de sa femme Diana et ses filles. D’une blague potache qui dure la nuit, puis des jours, des semaines et des mois, Howard, désormais porté disparu, s’enfonce dans une schizophrénie paranoïaque, se remémorant sa vie et son amour pour Diana.

Voyage sombre dans une dépression que l’amour pour sa jeune femme engoncé dans la routine a trouvé des jeux dangereux pour exciter le couple avec des jalousies sans fondement, des méfiances et des rancœurs, plonge Howard dans une réflexion analytique poussée. J’ai été d’abord amusé par le côté cocasse de l’aventure intérieur, puis effrayé par la descente aux enfers sans limite, pour être sinon déçu par la fin du moins circonspect tant elle est inattendue au regard de toute l’analyse psychologique pour le moins extrême.

Un récit surprenant sur la crise de la cinquantaine d’un homme pour qui tout va bien. une belle femme amoureuse avec qui s’explore les relations sexuelles, deux jolies filles bien élevées, une belle raison dans une banlieue huppée et un métier dans lequel il d’épanouie, et pourtant le ronge l’incertitude et la routine quotidienne qui révèle des peurs et incompréhensions qui explosent brutalement. Une belle narration, étrange, dérangeante, entre humour e émotion, agacement et effroi, dans une description extrême qui mène au bout de la folie destructrice. On peut s’étonner que dans son attaché case il ait des jumelles et qu’une maison délabrée reste dans ce quartier middle class et une enquête de police aussi peu poussée, mais l’ensemble de délire fonctionne à merveille.

Avec Bryan Cranston (Dalton Trumbo) et la jolie Jennifer Garner (Joyeuses fête des mères), Beverly D'Angelo (Vive les vacances) et Jason O'Mara (Recherche bad boys désespérément), Ian Anthony Dale, Pippa Bennett-Warner et Isaac Leyva (Any day now), Victoria Bruno et Ellery Sprayberry, Monica Lawson, et la petite Carinna Rossignoli.

Le film Wakefield de Robin Swicord, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 6 septembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 10:46

Film témoignage très intéressant de Robin Campillo, pour son troisième long-métrage, qui aborde les activités d’Act Up-Paris et ses combats pour faire entendre la voix de malades face au silence de la société civile.

Nouveau militant au sein d’Act Up-Paris, Nathan découvre les débats et actions souvent violentes de l’association pour lutter contre le silence coupable des politiques, des médits et des laboratoires de recherches contre le Sida. Rapidement, Nathan est attiré par Sean dont il est bouleversé par le radicalisme de ses actions et une histoire d’amour noue les jeunes hommes.

Un très beau film extrêmement intéressant même s’il souffre d’un découpage en deux parties distinctes qui casse la dynamique du récit. En effet, autant la première partie est passionnante avec les débats et les actions de l’association pour se faire entendre face au coupable silence des politiques et des médias, autant la seconde partie sur les amours de Sean et Nahan et la description de la maladie virant parfois un peu trop pathos, tire le film en longueur et perd l’intérêt général. Il me semble que

soit il fallait faire deux films relatant d’un côté l’histoire d’Act Up-Paris, et l’histoire d’amour Sean / Nathan, soit intégrer les deux histoires intimement liées. En effet, il m’aurait semblé plus pertinent de développer les histoires de Sophie, Eva ou d’Hélène et son fils, sur leur parcours personnel au sein de l’association. Une réalisation donc mitigée dans sa construction, avec ses longueurs interludes dans les boites de nuit, et sa vision souvent éthérée d’irréalité.

Une vision de la maladie qui touchait alors les gays et les drogués qui dans l’homophobie générale sonnait comme un salut avec la non assistance de personnes en dangers. Il faudra attendre les bévues coupables et responsables de nos politiques avec le scandale du sang contaminé qui toucheront des hétéros dont des centaines d’enfants pour qu’enfin la mobilisation commence réellement. Coupable aussi avec le refus d’une politique de protection avec les préservatifs, les gouvernements préférant cent cinquante mille avortements par an, et de milliers de malades et de morts du sida, au profit d’une surnatalité insane.

Avec Nahuel Perez Biscayart (Je suis à toi) et Arnaud Valois, Adèle Haenel (La fille inconnue) et Antoine Reinartz, Félix Maritaud, Médhi Touré, Aloïse Sauvage (Mal de pierres), Simon Bourgade, Catherine Vinatier (La vie domestique) et Saadia Bentaïeb, Ariel Borenstein, Théophile Ray et Simon Guélat, Jean-François Auguste, Coralie Russier ou encore Muriel Samuel Churin, Michel Bernin et Sabrina Aliane.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 16:52

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2015 par Gabriele Muccino, (Encore un baiser) sur les séquels d’une enfance marquée par le deuil, les luttes d’adultes et culpabilité qu’un manque d’amour traumatisent douloureusement.

la suite d’un accident de voiture, le célèbre écrivain Jake Davis se retrouve veuf avec Katie, sa petite fille de cinq ans. Il doit jongler pour éduquer sa gamine, entre son métier, sa maladie et sa belle sœur Elisabeth et son mari Cameron, qui tentent de lui arracher la fillette pour l’adopter. Vingt cinq ans plus tard, Katie fait face aux traumatismes de l’enfance, entre son métier et ses amants de passage, pour se retrouver enfin.

Une dramatique particulièrement prenante et crispante quant au conflit pour la garde de la gamine, qui prend aux tripes dans une mise en scène et une ambiance lourde. Ainsi, la trame passe judicieusement par flachbacks pour maintenir le suspens d’une situation difficile tant pour le père que pour la fillette.

Si j’ai pu regretter un côté pathos et la dramatisation parfois moins subtile qui aurait du imprégner la narration, j’ai été touché

par la détresse autodestructrice de cette jeune femme, même si l’on a un peu de mal à comprendre son comportement tant en définitive elle a été aimé par un père quelque peu borderline compte tenu de sa situation de veuf et sa culpabilité, de son travail créatif pour faire face aux dépenses, et la partie judiciaire de la belle-famille. Un beau film qui aurait mérité sans aucun doute meilleur traitement. La réalisation est soignée, sur une mise en scène maitrisée, qui offre de beaux portraits douloureux avec un jeu des interprètes à la hauteur.

Avec Russell Crowe (La momie) et Amanda Seyfried (Ted 2), Aaron Paul (Jeu trouble) et Diane Kruger (Maryland), Jane Fonda (Youth) et Octavia Spencer (Les figures de l'ombre), les jeunes Kylie Rogers et Quvenzhané Wallis (Annie), Bruce Greenwood (Truth), Janet McTeer (Avant toi) et Jenny Vos, Brendan Griffin et Ryan Eggold, Chris Douglass et Jake Scheib.

Le film Père & fille de Gabriele Mainetti, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 23 août 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 08:00

Un très grand merci à Sony Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de me plonegr dans ce magnifique film animé réalisé en 2016 par Kelly Asbury (Gnomeo et Juliette), d’après bien sûr l’œuvre et les personnages de Peyo, pour une aventure de solidarité et d’amitié face à leur bien méchant ennemi de toujours.

La jolie petite Schtroumpfette, seule fille du village des Schtroumpfs, qui n’en est pas une vraie à l’origine, étant une pure création du méchant sorcier Gargamel, se demande quel est sa spécificité. Après une petite et dangereuse escapade, elle découvre l’existence d’autres Schtroumpfs. Bien décidée à partir à leur recherche, elle est accompagnée par les Schtroumpfs Costaud, à lunettes et Maladroit, quand le méchant Gargamel désire aussi les trouver pour extraire leurs pouvoirs et devenir le plus puissant de tous les sorciers. Une aventure vers le village perdu pleine de découvertes et des surprises.

J’ai juste littéralement adoré. De nouvelles aventures donc, pour nos chers petits amis, qui font le bonheur des enfants comme des parents. Lecteur assidu dans ma jeunesse des bandes dessinées de Peyo, c’est naturellement en fan que j’ai accompagné les séries animées et les sagas au cinéma Les Schtroumpfs ou Les Schtroumpfs 2. Cette fois-ci, la réalisation est entièrement animée sans acteurs réels, pour une thématique plus proche de l’esprit de l’œuvre, abordant les différences de chacun par le biais de la Schtroumpfette, de son intégration et de la place dans la société des Schtroumpfs, de l’amitié et de la solidarité, mais aussi de l’égalité de tous. Des valeurs souvent bien oubliées dans notre monde plus prompt aux rejets, aux lois de la jungle et la soumission et l’intolérance et aux idées radicales machistes et racistes, qu’il est bon de rappeler dès le plus jeune âge.

superbe animation de super qualité, avec un graphisme soigné entre des décors et des couleurs superbes, pour un récit vif et alerte, pleine de fraicheur, drôle et terriblement émouvant, avec de nombreux personnages attachants, sur de nombreuses symboliques indispensables à marteler pour un mieux vivre ensemble. En espérant d’autres opus de cette veine, tant j’en redemande. A visionner sur un bel écran 4k pour un plaisir maximal plein les yeux et le cœur.

Avec les voix françaises de Laëtitia Milot et Laurent Maurel, Valentin Merlet et Sébastien Desjours, Arié Elmaleh et Gérard Hernandez, Victoria Grosbois et Danièle Douet, Adrien Larmande, Serge Biavan et Jérémy Prévost.

Le film Les Schtroumpfs et le village perdu de Kelly Asbury, distribué par Sony Pictures, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 14 août 2017. Il est proposé en version française, anglaise, flamande et néerlandaise, avec les sous-titres français, anglais, arabe et néerlandais. Dans les suppléments, Demi Lovato rencontre la schtoumpfette, Danse du village perdu, Schtroumpfez vos ongles, De grands enfants sur le tournage,du film, Clip musical de I’m a lady de Meghan Trainor, Commentaire audio du cinéaste, La mini-cuisine du Schtroumpf Pâtissier, Comment dessiner les Schtroumpfs, Le son des Schtroumpfs.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films animés
commenter cet article
4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 18:10

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1955 par Joshua Logan, d’après la pièce de théâtre de William Inge, qui nous entraine dans une ambiance particulière entre un érotisme gay et une vision étonnante d’un récit oppressant.

Quand Hal Carter arrive dans une petite ville du Kansas, il espère retrouver Alan Benson, un ancien camarade d’université, afin que celui-ci lui trouve un emploi dans l’entreprise céréalière de son riche père. Cependant, c’est le jour du grand pique-nique annuel de la ville de la fête du Travail. Vagabond sans un sous, Hal est convié avec bienveillance à la fête par Alan qui invite la toute jeune Millie, sœur de sa petite amie Madge. Mais Hal ne voit que par cette dernière, au risque de tout compromettre.

Film troublant à plus d’un titre, avec une vision très gay à la Tennessie William, tant dans les dénuements de William Holden, que de la vision des femmes et notamment cette propension particulière à mettre les très jeunes femmes, 16 et 19 ans dans les bras de quadra, qui déroute pas mal. Ainsi, sur une journée, entre l’arrivée du vagabond et sa fuite le lendemain avec la jeune fille, se

déroule une journée champêtre d’un pique-nique familiale, et ce drame qui se joue sans que rien ne semble arrêter. J’avoue que pris par la narration, j’ai été malaisé avec cette ambiance trouble et déroutant voir parfois choquant avec les relations et situations souvent absurdes. Une belle description des États-Unis des années cinquante dans le terroir du sud, avec ces protagonistes un jour de fêtes où se révèlent des caractères étonnants.

Ainsi ce looser rebutant face à son ancien camarade guère mieux placé sauf la fortune de papa, cette vieille fille désespérée qui presse à se faire épouser par ce pauvre vieux garçon, cette gamine butch en pleine crise d’adolescence, et cette jeune fille qui prend une décision catastrophique, auxquels se rajoute la mère, la grand-père et pléiade de personnages dans une désespérance générale que cet inconnu apporte

telle une tempête d’envies. Un schéma assez sombre, sous jacent bien des crises internes et des interdits cachés de l’auteur. Une réalisation magnifique, tant dans la mise en scène notamment du pique-nique avec toute cette foule, que dans le choix des cadrages avec la technicolor aux riches lumières et couleurs éclatantes.

Avec William Holden (Comment l'esprit vient aux femmes) et la belle Kim Novak (Le triangle du diable), Betty Field et Susan Strasberg, Cliff Robertson (La brigade du diable) et Arthur O'Connell (L'Aventure du Poséidon), ainsi que Verna Felton (La fille des boucaniers), Reta Shaw, Nick Adams et Raymond Bailey, Elizabeth Wilson et Rosalind Russell.

Le film Picnic de Joshua Logan, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 août 2017 en DVD et Bluray restauré 2K. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, ainsi qu’en sous-titre pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Picnic, de la scène à l’écran, un entretien avec Marguerite Chabrol, professeur à l’Université Paris 8.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article