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21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 13:40

Excellent film sans prétention de Michael Ritchie, d’après le roman de Leonard Wise,  qui se passe dans le milieu des paris et de la boxe, des escroqueries et des arnaques, pour une comédie réussie entre humour et émotion, bien plus subtile que les poings sur le ring qu'il n'y parait.

A sa sortie de la prison de Winfield pour escroquerie, Gabriel Caine, se remet aussitôt au travail sur une bonne affaire, grâce aux informations d’un détenu et ami boxeur, Wolf Forrester. Avec son partenaire Fitz, il se rend dans la petite ville de Diggstown, dont le hobby favori est la boxe. D’autant plus intéressé, que la ville est entre les mains de John Gillon, réputé pour ses paris. Gabriel lui lance un défit de taille, contre son poulain Diggs qui aurait assommé cinq combattants en une journée. Le pari porte sur dix combats en vingt quatre heures, à 100 000$. Caine retrouve son champion challenger, Honey Roy Palmer âgé de 48 ans qui semble bien décati mais plein de ressource. Tout irait bien jusqu’à ce que Caine découvre que Gillon avait triché en droguant l’adversaire de Ftiz, devenu depuis un légume léthargique. Avec l'aide de la sœur du détenu Michael, Emily Forrester, Caine découvre que la fortune de Gillon est de plus de 1,5 millions de dollars, bien mal acquise. Le combat entre les deux escrocs se met en place.

Je me suis beaucoup amusé dans cette comédie, qui pour une fois ne s’éternise pas en paris ou en combats, mais alterne avec humour et subtilité entre les différentes actions, de quiproquos en rebondissements, de surprises en révélations. La chute est évidemment prévisible, mais avec panache et beaucoup d’humour. D’autant plus drôle que les combats totalement disproportionnés sont plein de tricherie en tous genres, sont autant de gags irrésistibles. Les répliques sont souvent cultissimes.

D’autant plus que le casting est à la hauteur du défit, avec un James Woods (White house down) excellentissime, autant que Bruce Dern (Nebraska) superbe, quand Louis Gossett Jr. est génialissime. Il en est de même d’Oliver Platt (#Chef) et de la trop belle Heather Graham (Mauvaises fréquentations) toute jeune et canon. Randall 'Tex' Cobb, Jim Caviezel (Evasion), et le jeune Thomas Wilson Brown, qui nous régalent de leurs convictions et talents.

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 21:04

Nouveau film d’Emmanuel Mouret (L’art d’aimer) beaucoup plus sombre et cynique auxquels ses précédents nous ont habitués, plus profond aussi sur ses thèmes universels de prédilection résurgents tels que sont l’amour et la fidélité et ses inconséquences toujours partagés d'une femme à l'autre, indécis toujours.

Clément, instituteur quadra, est un admirateur d’Alicia, une célèbre actrice. Dans la salle de théâtre où elle se produit, il fait la connaissance de Caprice, une jeune femme qui s’éprend de lui. Le hasard heureux lui fait rencontrer la belle actrice par le biais d’un de ses élèves dont elle est la tante. Très vite, ils s’aiment et sortent ensemble. Tout va pour le mieux dans leur vie amoureuse, quand Caprice refait surface et devient la maitresse d’une nuit. Pris entre deux femmes amoureuses, la vie de Clément se complique entre son amour pour Alicia et la tentation de Caprice qui trouble le jeu amoureux des uns et des autres, quand en plus, Thomas, le meilleur ami de Clément, fraichement séparé de son ancienne femme, tombe amoureux d’Alicia et entre dans le triangle.

Dans un récit plus sombre et troublant, plus cynique aussi, Emmanuel nous conte un double triangle amoureux. Récemment, 3 cœurs ou A trois on y va nous avait à des variantes près plongé dans ce schéma, mais celui-ci se compliquant avec les incertitudes et cocufiages classiques aux vaudevilles aux nombreux rebondissements et digressions mouretiens. Si j’ai beaucoup aimé l’ensemble du récit, j’ai eu un peu de mal à m’en immerger totalement. Le ton général tend à l’humour quand il n’y en a pratiquement pas contrairement à son habitude, la légèreté en moins. Certaines situations et répliques sont cocasses et amusantes, mais dans l’ensemble nous avons plutôt droit à une dramatique amoureuse multiple. Il est vrai que j’ai un peu de mal à croire en ces triangulaires amoureuses où chacun est aimé plusieurs de toutes parts avec désirs et exigences. La fin laisse un peu désarçonné et sur ma faim. Comme toujours, la mise en scène est sans faille, soignée et maitrisée, aux images et travelings parfaits.

Avec bien sûr Emmanuel Mouret toujours devant et derrière la caméra, et qui a bien de la chance avec d’aussi belles filles quand à son triste physique, surtout entre la belle Virginie Efira (Les invincibles) qui est talentueuse une fois de plus, émouvante et drôle, et Anaïs Demoustier (A trois on y va) dont il n’y a rien à faire, j’adore qui m’émeut toujours de par sa fraicheur de ton, sa diction maitrisée et son naturel, en plus de son charme. Laurent Stocker (Brèves de comptoir) est très bien aussi, tout en sobriété et subtilité. Thomas Blanchard (Lulu femme nue) et Mathilde Warnier, comme Olivier Cruveiller (Joséphine) et Botum Dupuis, mais aussi les jeunes Néo Rouleau (Je n'ai rien oublié) et Léo Lorléac'h (Maintenant ou jamais) sont dans l’ambiance générale.

2 étoiles

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 13:14

Comédie moyennement bien de Blake Edwards, qui adaptait la pièce de théâtre Goodbye Charlie écrite par George Axelrod, en plus d’en faire une reprise du film Au revoir Charlie réalisé en 1964 par Vincente Minnelli, sur un thème souvent vu, et qui tout en ayant une approche féministe intéressante même avec quelques clichés, nous laisse sur une impression particulière, qui gâche en partie la trame générale.

Dans la peau d'une blondeSteve Brooks est un machiste sans état d’âme ni sentiment, aux très nombreuses conquêtes sans lendemain et autant de cœurs brisés. Il est invité à rejoindre trois des ses victimes, pour espère t-il une partie à quatre, quand il est purement assassiné. Lorsqu’il arrive au purgatoire, il apprend qu’il est bon pour l’enfer, après avoir tant fait souffrir de femmes. Plaidant sa cause, on lui accorde une chance d’aller en paradis s’il arrive à trouver une femme qui l’aime. Il revient donc provisoirement sur terre, mais petit amusement du diable, il est réincarné dans le corps d’une femme, magnifique grande blonde, Amanda Brooks.

Switch - trudno być kobietąGlobalement, j’ai bien aimé la démarche féministe, qui consiste à montrer à un fieffé macho phallocrate tout le quotidien envers les femmes, entre gestes et propos déplacés, remarques sexistes, inégalités professionnelles et nombre de faits et gestes ordinaires plus ou moins pénibles et agressifs, jusqu’à l'abus sexuel. Je regrette certaines longueurs et autres facilités, qui se comprend dans l’esprit de la comédie, mais qui parfois est déplacée ou simplement mal agencée dans une mise en scène maladroite. Et puis, manque d’audace peut-être, on ne sait pas trop ce qu’à voulu exprimer le réalisateur à propos de l’homosexualité, ou s’il n’a pas su ou osé aller jusqu’au bout dans la logique, quand il ne séduit pas la belle lesbienne, ou s’il est gay envers de son ami. Pour ma part en tant qu’hétéro, si je me retrouvai dans la peau d’une femme, c’est sans complexe que je m’assumerai lesbienne. La conclusion est assez surprenante, avec la confusion entre l’amour d’une petite fille, fusse t-elle son bébé, et l’amour d’une femme pour gagner sa place au paradis. Egalement, habituellement, il y a échange -switch- entre deux corps existants. C'est le cas avec les deux potes dans Echange standard, entre un gars et sa jolie voisine dans It's a boy girl thing, ou entre une ado et un débilos dans Une nana au poil, quand Sam Beckett prenait carrément vie dans divers corps, homme, femme ou animal dans Code quantum. Même dans Le ciel peut attendre, on redonne un autre corps existant au héro. Alors d’où sort Amanda ?

http://s3.amazonaws.com/auteurs_production/images/film/switch/w384/switch.jpg?1289479716La belle Ellen Barkin (Another happy day) est excellente dans son imitation masculine à l’excès, face à Jimmy Smits et JoBeth Williams (Timer) ainsi que Lorraine Bracco et Tea Leoni (Jurassic Park III) parfaites, drôles et émouvantes. Il en est de même de Tony Roberts et Perry King, Bruce Payne (Asylum) et Lysette Anthony (Dracula, mort et heureux de l'être) ou encore de Catherine Keener (New York melody) et la petite Molly Okuneff.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 17:41

Dernier film en date de Wim Wenders, d’après un texte de Bjørn Olaf Johannessen, dont on sent qu’il a surtout potassé la fin avant de broder son récit ensuite, sur le thème de la culpabilité et du pardon, quand en vérité le coupable ne se sent pas véritablement coupable ni en attende d'être pardonné, ni traumatisé de son acte mais plus du regard des autres qui ont déjà oubliés.

Alors qu’il se dispute avec sa compagne au téléphone, tout en conduisant sur une route enneigée, Tomas, tue un gamin qui traversait la route avec son frère. S’ensuit des années de dépression, quittant sa compagne qui souhaitait un enfant, pour se remettre avec une autre ayant déjà une petite fille. Après une période en manque d’inspiration et une tentative de suicide, il retrouve le gout à l’écriture en utilisant le terrible drame, et retrouve le succès. Quelques années plus tard, pensant ce drame derrière lui, ayant évacué ce mauvais souvenir, d’autant que sa visite chez la mère qui culpabilise beaucoup plus que lui la rasséréné. Mais le petit frère n’en fini pas de mal vivre.

Sur un thème déjà évoqué dans Rabbit hole, qui m’avait autrement plus touché, je regrette une trop grande longueur et lenteur dans un récit où somme toute il ne se passe pas grand-chose, ni en émotion ni en action, sur un personnage des plus antipathiques. Pour ma part, dans une telle situation, je ne pourrais plus jamais reprendre le volant, tant la culpabilité m’étreindrait, et la peur que ça se reproduise. Moins encore faire mon beurre en écrivaillant un livre à succès, ma conscience ne serait jamais soulagée. Je n’ai pas trop apprécié le blanchiment final, après un pardon un peu trop facile avec la dilution des responsabilités que mère et frère portent bien plus lourdement que le coupable. Car, si accident peut se produire en totale innocence d’un conducteur, ce n’est pas le cas dans ces circonstances. Maitre de son volant, occupé avec son portable, il est parfaitement responsable de la mort de l’enfant.

La réalisation est longue et poussive, avec un manque de souffle et d’émotion qui n’arrive que dans le dernier quart d’heure. Sur des images sombres et brumeuses, aux dialogues pauvres et quasi inexistants, souvent sans grand intérêt et parfois confus, les gestes et regards devaient suppléer. Mais force de constater que le principal interprète n’est pas à la hauteur d’une telle tâche, de par son regard vide et inexpressif. On s’ennuie ferme à la longue, de vaines tentatives d’introspection.

James Franco (L'interview qui tue !) n’est donc pas très bon, quand en face de lui, Charlotte Gainsbourg (3 cœurs) est bien plus évocatrice de douleur contenue. De même la belle Marie-Josée Croze (Calvary) est plus émouvante, ainsi que la non moins craquante Rachel McAdams (Un homme très recherché). Robert Naylor (Les immortels) et Patrick Bauchau, ainsi que les jeunes Lilah Fitzgerald et Philippe Vanasse-Paquet, Julia Sarah Stone, Jack Fulton et Jessy Gagnon, sont très bons.

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18 mai 2015 1 18 /05 /mai /2015 10:18

Continuons les découvertes de la quinzième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, avec ce film Boys like us, de Patric Chiha, pour son troisième long métrage.

A la suite d’une rupture amoureuse, Rudolf Schwarz décide de quitter Paris pour rentrer dans son Autriche natal. Effondrés, Gabriel et Nicolas, deux de ses amis décident de l’accompagner dans ce voyage sans retour. Dépressifs, ils se sentent perdus dans ces montagnes, dans le silence et loin de la vie trépidante parisienne. C’est l’occasion pour eux de faire le point sur leurs vies, leurs amours et leur amitié.

Très sympathique comédie, aussi drôle qu’émouvante sur des trentenaires au bord de la crise de nerf, jouant avec certains excès pour mieux tordre le coup aux clichés gays avec beaucoup de subtilité. J’ai beaucoup aimé les dialogues, pleins d’humour et de réparties, de tendresse et de justesse d’esprit. Ainsi, sont abordés des sujets de l’amour et du sexe, homo en l’occurrence, dont les similitudes hétéro banalisent avec intelligence les mêmes incertitudes, avec les espoirs et attentes, les bonheurs et déceptions. Le récit est fluide, vif et alerte, avec ce savant mélange d’amertume et d’espoir, de naïveté et d’humour. Les protagonistes sont émouvants et attachants.

La réalisation est parfaitement maitrisée, sans temps mort ni longueur, nous offrant de superbes images, tant du paysage alpin que des intérieurs. La mise en scène est sympathique et agréable à suivre vers des péripéties mouvementées, au découpage sobre et efficace. Les dialogues sont subtils et sensibles, dont certaines répliques sont marquantes et cultissimes. Un vrai petit bijou de comédie qui ne laisse pas insensible.

Les interprètes Florian Carove, Raphaël Bouvet et Jonathan Capdevielle, sont drôles, émouvants et très convaincants. il en est de même d'Inge Maux et de Gisèle Vienne, ainsi qu'avec Simon Morzé et Dennis Cubic, comme de Tiago Manaïa et de Kerstin Daley-Baradel, qui jouent tous avec beaucoup de naturel et de conviction.

Boys like us de Patric Chiha, distribué par Epicentre films est disponible depuis le 3 février 2015. Il est proposé en version audio française avec dans les bonus, des entretiens et une avant-première, ainsi qu'une galerie photos, de même qu’une biographie et filmographie du réalisateur et de la bande-annonce. il est aussi proposé dans les films 2015 sur l'homosexualité des choix variés et d'autres récents ici.

Un très grand merci à Cinetrafic ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 18:10

Daybreakers : Photo Ethan Hawke, Michael Spierig, Peter SpierigJ’avais beaucoup aimé en salle cette version innovante du grenre vampiresque par les frères jumeaux Michael et Peter Spierig (Predestination), réalisateurs australo-allemands, sur la thèmatique des vampires avec une approche originale et une illustration bien plus subtile qu'il n'y parait, dans leur deuxième réalisation, et dont j'ai retrouvé le même plaisir à le revoir.

En 2019, il ne reste plus que 5% d’humains, traqués par la population devenue en peu de temps victimes des vampires. Ainsi, la rareté de sang humain frais met les vampires eux-mêmes en dangers d’extinction. De fait, une nouvelle race de vampires apparait, de ceux se nourrissant de leur sang vicié et se transforment en monstres agressifs à l’apparence de chauve-souris, perdant en même temps toute humanité. Dans un laboratoire pharmaceutique, Edward Dalton, un chercheur en hématologie qui hait sa condition de vampire, tente de découvrir un sang synthétique de substitution. Lorsqu’il est contacté par Audrey d’un groupe d’humains survivants traqués, pour qu'il rencontre Elvis, un ancien vampire qui a retrouvé sa nature humaine par accident, entre l'eau et le soleil. Reste à reproduire les circonstances de la guérison, quand ils sont pourchassés et menacés de mort.

J’ai toujours aimé les histoires vampiresques, même si en l’occurrence celle-ci tout en apportant des innovations importantes, est différente du genre. En effet, les humains sont surtout victimes d’une pandémie virale zombiesque, bien que de morsure de vampire. La transformation en a donc fait des malades avides de sang, plus que de morts survivants grâce au sang, comme des zombies affamés de chair fraiche. Du coup, à la différence dans Buffy, où Angel et Spike peuvent retrouver leur âme et restent des vampires, quand les frères Spiering nous trouvent un remède pour revenir la vie humaine normale. Etonnant que George A. Romero n’y ait pas pensé pour ses zombies, irrémédiablement condamnés. Ainsi, j’ai adoré ce récit, simple en apparence et pourtant marquant de par la subtilité et la finesse de la narration, son culot et ses audaces. Ainsi, sa simplicité en fait sa force d’attraction et d’intérêt. On n’en sait pas trop, mais suffisamment pour l’envie d’en voir plus.

De fait, la réalisation, comme la narration est efficace, et oserai-je dire pour une fois, trop rapidement contée. Un peu plus de détail ou de consistance dans les profils des protagonistes et la romance n’aurait pas été inutile, voir même pourquoi pas, une franchise en trilogie, même si tout est dit avec cette fin que j’ai trouvé sublime d’humour et d’ironie. Les références symboliques sont évidentes avec nos sociétés économiques et médicales en clins d’œil et analyses qui n’ont de cesse d’être inquiétantes. Concrètement,  les vampires illustrent ici parfaitement ce que sont les dirigeants des multinationales qui nous vampirisent, prolongent les crises économiques comme les pandémies pour plus de pouvoir et de profits financiers.

Daybreakers : Photo Claudia Karvan, Ethan Hawke, Michael Spierig, Peter Spierig, Willem DafoeEthan Hawke (Boyhood) est excellent, face à Sam Neill (Jurassic Park III) très convaincant, et Willem Dafoe (John Wick) parfait. La belle Claudia Karvan est intéressante, et Vince Colosimo (Gatsby le Magnifique), comme Michael Dorman (Sleeping beauty), et la très belle Isabel Lucas (La promesse d'une vie) sont excellents, ainsi que Jay Laga'aia, quand la petite vampirette Harriet Minto-Day de la première image, est marquante.

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 09:02

Enième adaptation du célèbre conte par Kenneth Branagh (Jack Ryan initiative), d’après le texte de Charles Perrault dans Cendrillon ou la petite pantoufle de verre, écrit en 1697 issu de retranscription orales très anciennes puisqu'on la retrouve jusque dans la lointaine antiquité grecque entre mythologie et tradition.

Ella est une petite fille heureuse, aimée et choyée par ses parents, vivants tous dans le bonheur de l’amour, de la gentillesse et dans l’aisance. Hélas, le malheur touche la maman qui meurt de maladie. Quelques années plus tard, le père, brave marchand, se remarie avec une femme mère de deux jeunes filles, Anastasie et Javotte, peu sympathiques d’entrée de jeu, mais Ella les accueille avec douceur. Hélas encore, lorsqu’à son tour, le père meurt lors d’un voyage d’affaire. La pauvre jeune fille devient la servante des trois pestes, dormant au grenier et faisant toutes les sales besognes. Elles finissent par la surnommer Cendrillon pour les cendres qui la recouvre lorsqu’elle se repose une fois ses tâches terminées. Un jour, Ella fait la connaissance d’un beau jeune homme dans la forêt sans savoir qu’il est le prince Kit. Le coup de foudre est réciproque. Lors d’un bal au palais qui selon la tradition se scellera pour le prince par un mariage avec une noble. Le jeune homme obtient que toutes les jeunes filles du pays soient conviées en espérant revoir Ella. Sauf que celle-ci en est empêchée par l’horrible belle-mère. Heureusement, la bonne fée n’est pas loin…

Une fois de plus, la magie fonctionne avec cette nouvelle adaptation, bien qu’édulcorée à la sauce des petites filles et pré ados. C’est mignon comme tout, et plein de douces naïvetés mais si certains messages passent avec subtilité. Il y a des chansons, de l’humour et sans doute de l’émotion. Je me suis amusé même si ce n’est pas le meilleur. Le petit point commun pour tous les interprètes, est leur physique assez ingrat dont aucun ne se départi. Sans quoi, les décors et costumes, les danses et chants sont vraiment beaux et sympathiques, et l’on ressort de salle avec légèreté.

Il s’agit donc de la trentième adaptation cinématographique réelle ou d’animation depuis 1898, alors réalisée par George Albert Smith avec Laura Bayley. C’est sans compter les nombreux téléfilms et les comédies musicales ou les chansons comme celle du groupe Téléphone, ou encore au théâtre et les ballets ou opéras, et bien sûr les nombreuses œuvres littéraires et les arts plastiques géantes de Janie et Armand Langlois ont repris la trame.

Si Cendrillon est un conte populaire très célèbre, nous la connaissons grâce à Giambattista Basile, le premier à recueillir les histoires de la tradition orale en Europe dans La cenerentola, et surtout par Charles Perrault avec Cendrillon ou la petite pantoufle de verre et par les frères Grimm par Aschenputtel. De nombreuses différences sur le sort des sœurs et de la belle mère. Avec Perrault, Cendrillon leur pardonne, quand les Grimm, elle les punit par mutilations et souffrances. La légende existe de nombreuses versions dans le monde. Ainsi, dès l'Antiquité, des variances étaient connues, comme celle retranscrite au IIIème siècle par Claude Élien, qui reprenait le conte de Strabon sur la pyramide de Mykérinos, dont il fut raconté que c'était le tombeau d'une courtisane Rhodopis (Rhodope) -Yeux de rose- une jeune grecque embarquée en Égypte comme esclave, dont un aigle vola une de ses pantoufles, avant de la laisser retomber auprès du pharaon Psammétique. Impressionné par la délicatesse de la pantoufle, il promit d'épouser la femme à qui elle appartenait. On retrouve le conte en Asie, Chine et Japon, dans le Youyang zazu, mai aussi dans les Mille et une nuits, ou avec Chūjō-hime, la Cendrillon japonaise. Le conte fut repris aussi en Amérique du nord, sans doute transmis par les colons, et restitué dans le contexte local par les Abénaquis avec le conte d’Oochigeas -la petite marquée par le feu.

les interprètes sont convaincants, avec l’excellente Lily James (Fast girls) drôle et émouvante, Cate Blanchett (Le hobbit) et Richard Madden (Une promesse), de même que Stellan Skarsgård (Avengers : l'ère d'Ultron) et Holliday Grainger (Anna Karenine), mais aussi Sophie McShera (Downton abbey) et Helena Bonham Carter (L'Extravagant voyage) que j’aime beaucoup. Ainsi que Derek Jacobi (Grace de Monaco) et Nonso Anozie (Jack Ryan initiative), Ben Chaplin (London boulevard) aucun lien de parenté, et Hayley Atwell (Captain America, le soldat de l'hiver), sans oublier la jeune Eloise Webb (Bel ami), excellente.

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 09:33

Tom Gormican réalise son premier film comme un nouveau conducteur lance son véhicule contre un mur, dans ce qu’il pense être une comédie romantique avec tous les poncifs, clichés et mauvais goûts, qui ressemble plus à un mauvais pastiche du genre et à la mentalité déplaisante.

Parce que la femme de Mikey demande le divorce qui le plonge dans l’abattement total, ses deux meilleurs amis Jason et Daniel, passent un pacte pour rester tous les trois célibataires et de profiter des filles sans sentiments. Ainsi, ils accumulent les coups d’un soir, du moins les deux potes, jusqu’à ce que finalement ils tombent amoureux en dépit du serment, et qu’ils se doivent de respecter en bisant le cœur des jeunes femmes, quand Mikey tente de reconquérir son ex.

Je ne dois sans doute pas fréquenter les mêmes lieux que nos deux fieffés connards, pour rencontrer autant de jolies filles à mettre dans son lit chaque soir. Reste que ce qui se devait être une comédie romantique ressemble plutôt à son antithèse à la gloire de machos abrutis notoires aux discours phallocrates et vulgaires. Pas de quoi éveiller la moindre émotion ou compassion avec des mentalités aussi viles. Encore que, s’il s’était agit de démontrer que même des cons peuvent devenir sympas et amoureux, mais ce n’est hélas pas l’objet de tous les désirs ici présent. Car il ne s’agit pas de démystifier les cons dans un second degré, mais de les conforter dans leur machisme qui n’en fini pas à la sauce post ado trentenaires immatures. Les « gags », comme celui pour pisser avec l’effet du Viagra, ou cette sempiternelle rengaine de chier chez les potes, et des dialogues sexuels ne sont pas drôles tels qu’ils sont présentés, et font l’effet inverse à celui attendu : vulgaire pas drôle. Je n’ai donc pas aimé le récit ni sa mentalité, encore moins ses protagonistes.

La réalisation s’en ressent également avec beaucoup de confusion d’une scène à une autre, de travelings à l’emporte pièce par très souvent évident ni judicieux. Les contrastes comme les lumières et couleurs ne sont pas d’une harmonie subtile en fonction des tensions du récit selon l’ambiance du moment. De fait, il en ressort une grisaille générale et de cadrages mal maitrisés.

D’autant plus dommageable que le casting est riche d’interprètes que j’aime bien, tel Zac Efron (Nos pires voisins), Miles Teller (Whiplash) et Michael B. Jordan (Fruitvale station) ou Josh Pais (Detachment), et les très belles Imogen Poots (Broadway therapy) et Mackenzie Davis (Et (beaucoup) plus si affinités), Jessica Lucas (Pompéi) et Addison Timlin (The town that dreaded sundown) ou encore Evelina Turen. Qu’ont-ils été se perdre dans cette galère ?

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 08:49

Ouija : Photo Shelley HennigPremière réalisation de Stiles White, qui sans effrayer des masses apporte gentiment sa pierre au genre surnaturel fantômes maléfiques, pour un public d’ados peu regardant qui n’aura pas de cauchemars avec cette petite historiette plus amusante qu’horrifique, sans émotion et manque d'âme ne serait-ce que démoniaque.

Enfants, Laine Morris et Debbie Galardi, amies pour toujours, avait joué avec une planche de Ouija, en respectant certaines règles telle que de ne pas jouer seul. Bien des années plus tard, Debbie ayant enfreint la règle avec une planche trouvée dans le grenier de sa maison, est retrouvée pendue. Atrocement peinée et refusant de croire au suicide, Laine mène l'enquête et avec l’aide de sa sœur Sarah, de Pete le petit copain de Debbie, de son amie Isabelle et son petit ami Trevor, tente le contact avec la disparue avec la vieille planchette trouvée dans la chambre de la défunte. Rapidement, ils découvrent que l'esprit invoqué est une certaine DZ, menacée ou menaçante. Une rapide recherche sur la maison et ses anciens occupants, leur apprend que leur amie n'est pas la seule victime. Et leur tour aussi.

OuijaComme toujours avec ces films, j’ai beaucoup de mal à croire et comprendre qu’un esprit immatériel puisse apparaitre, faire bouger objets et portes, et tuer. Quel est intérêt pour un esprit d’allumer le gaz ou d’ouvrir une porte grinçante ? Au-delà de ces considérations cartésiennes, le récit est ici conté de façon extrêmement classique, avec des jeunes magnifiques, super sympas qui se font décimer les uns après les autres, dans une course folle de la vérité et du moyen de mettre un terme à la malédiction. Tous les ingrédients habituels sont là, et une fois de plus ça fonctionne gentiment, jusqu’à la dernière image où l’on croit que c’est fini mais ce n’est que le début de la fin. Je me suis beaucoup amusé à suivre cette énième histoire de surnaturelle, d’esprit malveillant, sans avoir eu peur ni d’angoisse une seule seconde. Le gore et tortures insoutenables est évité. C’est sympathiquement narré, sans temps mort, sans surprise ni horreur. Ce serait de la collection Chair de poule pour ados.

ouija+trailerLa réalisation est là aussi tout ce qu’il y a de plus conventionnel dans le classicisme. Aucun reproche tant la mise en scène est maitrisée, les prises de vue et les images soignées. Les bruitages minimalistes ne vont guère chercher très loin. La narration est linéaire, assez pauvre dans ses détails historiques, mais plus encore dans les profils des protagonistes. Tout juste sait on que les deux amies étaient proches, ce qui limite dans les émotions qu’un tel événement avec la terrible mort d’une ado, puis des autres devrait susciter pour ses amis depuis l’enfance. Pas même de grosses frayeurs de la mort qui les traque et les exécute. Une suite est en préparation, dont je ne vois ni l’intérêt sauf commercial, ni scénaristiquement.

OuijaLe casting est sympatoche, bien qu’avec des écarts d’âge peu crédibles. Avec la très belle Olivia Cooke (Les âmes silencieuses) convaincante, comme les toutes aussi jolies Ana Coto et Bianca Santos (The Fosters), Shelley Hennig et Sierra Heuermann. Les mecs comme Daren Kagasoff et Douglas Smith (Percy Jackson) sont tout aussi marquants. De même que Lin Shaye (Mary à tout prix) et Claudia Katz (A.I. intelligence artificielle), et les jeunes Afra Sophia Tully et Claire Beale, Izzie Galanti et Sunny May Allison, qui jouent avec beaucoup de conviction.

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 14:27

Second film pour Karen Leigh Hopkins, sur une sombre histoire avec un trait d’humour au second degré désinvolte qui surprend et amuse avec tout l’intérêt d’une trame inattendue et beaucoup d'émotion dans une sorte de road movie sanglant, d'angoisse et d'horreur d'un conte pour adulte pas très sage.

Alors que Miss Meadows, une jeune professeur d'école primaire, se balade gentiment en marchant, toute douce et calme avec l’apparence d’une enfant, se fait alpaguer par un pervers dangereux, elle sort avec inconscience de son petit sac à main, un petit pistolet et l’abat froidement, avant de continuer tranquillement son chemin. Ainsi, tout pédophile trouvera une seule réponse mordante de sa part, telle une serial killer de serial sexuel. Remontant la piste des cadavres sur sa route, un policier fini par la dénicher, à ses risques et périls, mais aussi sentimentalement.

On nage dans une atosphère complètement délirante de justicière, qui rappelle par touche des tonalités de films noirs dans une sorte de surréalisme détonnant, entre surprises et rires contenus. Je ne m’attendais pas à la tournure de ce récit, tant le début semble tranquille comme cette jolie petite jeune femme en sorte de petit chaperon rouge dans cette jolie ville pavillonnaire pourtant pleine de danger pour les petites filles où les sérials sexuels et killers qui menaces à tout instant. La romance entre la tueuse psychotique mais déchirante de souffrance étouffée, et le policier, ainsi que la relation avec les enfants est touchante voir troublante. Je me suis beaucoup amusé à suivre les pérégrinations sanglantes et vengeresses, et le profil chaotique des protagonistes, dont se dévoilent les mystères et les raisons de traumatismes que l’actualité de chaque jour nous rapporte les horreurs.

Le récit se suit donc avec beaucoup d’amusement tant dans l’aspect narratif que les thèmes développés, décrivant une société au fil des rues sanglantes comme une critique en forme de conte gore. La mise en scène se développe avec limpidité dans des travelings, telle une balade ensoleillée et colorée véritablement chatoyante. Belle réalisation, qui sans prétention, affiche de nombreuses qualités. Ce n’est certes pas le meilleur film du genre, mais il s’en exhale une ambiance et un parfum envoutant, du aussi et princi^palement par le talent de l’actrice principale.

De fait, la jolie Katie Holmes (The giver) que j'aime beaucoup, est drôle et tragique, convaincante et séduisante, face à James Badge Dale (Parkland) tout aussi impeccable. De même Callan Mulvey (Captain America, le soldat de l'hiver) et Jean Smart (Bébé mode d'emploi), que Mary Kay Place (Merci d’avoir été ma femme...) et la jeune Ava Kolker (Scary movie 5) vraiment marquante. Egalement Stephen Bishop (Battleship) et Kate Linder (Oh my God !), ou James Landry Hébert (Gangster squad) et James Keane (De l'eau pour les éléphants) tous dans le ton de l’ambiance surréaliste.

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